Aux urnes le 4 septembre

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Le Québec en élections

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Le Québec en élections

Le premier ministre Jean Charest a mis un terme à son gouvernement le 1er août 2012, en déclenchant officiellement des élections générales pour le 4 septembre. »

Michel Corbeil
Le Soleil

(Québec) La 40e élection générale au Québec a officiellement démarré, mercredi matin. À 11h37, Jean Charest est ressorti de sa rencontre avec le lieutenant-gouverneur Pierre Duchesne qui a officialisé, tradition parlementaire oblige, le décret fixant au 4 septembre la tenue du scrutin.

Souriant, détendu, il était accompagné de sa femme Michèle Dionne. Le chef libéral a pris le temps de se faire photographier avec deux passantes.

Dans l'heure précédente, il a présidé un dernier conseil des ministres pour expédier les affaires courantes et adopter la résolution lançant la classe politique dans la bataille électorale.

Il est sorti de l'édifice Honoré-Mercier, dont il est le locataire à titre de premier ministre sortant, pour traverser la rue le conduisant chez le lieutenant-gouverneur. Chemin faisant, il est passé devant une pancarte de son adversaire péquiste Pauline Marois.

Les membres de son cabinet - ceux qui sont sur les rangs comme ceux qui ne se représentent pas - ont tenu à manifester qu'ils endossent sans la moindre hésitation la décision d'en appeler au peuple, en plein été.

Les stratèges ont commencé à suggérer que les équipiers de Jean Charest sont bien plus d'attaque que ne pouvaient l'être leurs prédécesseurs sous le libéral Daniel Johnson, en 1994, lorsque les libéraux ont échoué à obtenir un nouveau mandat après neuf ans de pouvoir.

Une bataille électorale, «c'est toujours difficile», a indiqué Monique Gagnon-Tremblay, qui quitte la politique. Et cela l'est particulièrement «après neuf ans» de gouvernement, a-t-elle précisé au sujet de son chef qui a accédé au pouvoir en 2003.

«C'est un gros défi à relever», a-t-elle dit en enchaînant que «M. Charest est en pleine forme». La ministre démissionnaire a repoussé l'idée qu'après trois mandats, le gouvernement soit victime du syndrome de «l'usure du pouvoir».

«Ce n'est pas une question d'usure, a-t-elle répondu. Mais de programme, de ce qu'il a à offrir.» Avec les difficultés budgétaires qu'éprouvent des pays d'un peu partout dans le monde, a argumenté la politicienne, «ça prend un parti avec un programme pour maintenir l'économie».

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