«On va maintenir les frais de garderie à 7 $ pour le mandat, a promis M. Charest, hier. On ne changera pas ça. On s'embarque dans une période d'incertitude économique, on va le maintenir.»
Le chef libéral n'était pas parvenu à respecter une promesse similaire, en 2003, lorsqu'il s'était engagé à laisser les frais de garde à 5 $.
L'annonce d'hier a aussi porté sur un crédit d'impôt plus généreux pour les parents qui envoient leurs enfants dans une garderie privée. Le revenu familial maximal pour recevoir ce crédit passe de 80 000 $ à 125 000 $. Les libéraux promettent aussi de faire passer de 10 à 15 jours le nombre de congés sans solde que pourront prendre les parents pour s'occuper d'un proche.
À terme, ces 15 000 nouvelles places engendreront des coûts supplémentaires de 195 millions $ par année. Les libéraux se donnent quatre ans pour les créer, mais croient possible de les réaliser en deux ans.
«Ce qui va accélérer le processus, c'est que nous sommes allés en appel d'offres au printemps, a indiqué Michelle Courchesne. Nous avons reçu beaucoup de projets admissibles. Nous n'allons pas recommencer le processus. Les projets sont avancés sur papier, alors le jour où on peut les redistribuer ces places, ça va aller plus vite.»
Ces places s'ajoutent aux 18 000 autres que le gouvernement Charest a promis de créer d'ici deux ans. Au bout du prochain mandat, s'ils sont élus, les libéraux devraient donc avoir porté à 235 000 le nombre de places à contribution réduite. Le réseau coûterait alors 2,3 milliards $ par année aux contribuables.
«Il y a derrière ça une dimension économique, a noté Jean Charest. Une économie productive et qui fonctionne bien permet aux femmes de faire le choix d'aller et de rester dans le marché du travail. C'est une politique familiale importante qui a une raison économique.»
Conformément à l'état actuel du réseau, les centres de la petite enfance et les garderies en milieu familial se partageront la part du lion des nouvelles places, mais les garderies privées ne seront pas oubliées.