Marie-France Painchaud: la retraite? Connais pas

«Ça, ça fait partie du discours, de l'environnement... (Photo Le Soleil, Yan Doublet)

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«Ça, ça fait partie du discours, de l'environnement politique. Pour moi, la politique, c'est les gens. Être proche d'eux» - Marie-France Painchaud

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Élections à Québec

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Élections à Québec

Une élection partielle au municipal. Une goutte d'eau dans l'océan démocratique? Certains pourraient le croire. Pourtant, le scrutin du 18 novembre dans le district de Saint-Rodrigue n'a rien d'anodin. Premier test électoral depuis le tsunami d'Équipe Labeaume en 2009, il pourrait ouvrir la porte à une opposition officielle à l'hôtel de ville de Québec. »

(Québec) Sur la table du restaurant où Marie-France Painchaud déjeune en ce petit matin pluvieux, un journal fait sa une de la commission Charbonneau, des déboires du maire de Montréal et d'une chicane entre Régis Labeaume et les cols bleus. Ça brasse en politique municipale. Qu'est-ce qui peut bien inciter cette jeune retraitée à vouloir sauter dans la marmite?

L'observation fait rigoler la candidate de Québec autrement pour l'élection partielle du 18 novembre dans Saint-Rodrigue.

«Ça, ça fait partie du discours, de l'environnement politique. Pour moi, la politique, c'est les gens. Être proche d'eux», réplique d'entrée de jeu celle qui connaît la fonction d'élue comme commissaire scolaire.

Mais aspirer à former l'opposition officielle à Régis Labeaume est une autre paire de manches. Depuis le déclenchement de la campagne électorale, Marie-France Painchaud se familiarise avec la réalité des médias, multiplie les rencontres dans les lieux publics, fait du porte-à-porte seule, ou accompagnée de son chef David Lemelin ou de l'indépendant Yvon Bussières, qui fera le saut dans la jeune formation. Partout, la même motivation : entendre les gens sur le terrain et les convaincre qu'ils ont l'opportunité d'élire une opposition à l'hôtel de ville.

«Certaines personnes ne savent même pas qu'ils sont dans le district en élection, dit-elle. La marche est longue et tu n'as pas beaucoup de temps pour convaincre. Mais malgré cela, l'accueil est bon.»

Maman, fille et gestionnaire

Pour Marie-France Painchaud, la politique municipale est celle qui fait une différence dans le quotidien des citoyens. Celui des jeunes, mais aussi des plus âgés, à qui elle porte une attention particulière par son engagement dans des organismes comme la Fondation CLSC-CHSLD La Source. Mais aussi par sa vie privée, explique celle qui a accueilli sa mère chez elle pendant 23 ans. «Proche aidante» avant la lettre, en somme. «J'ai été une des premières maisons intergénérationnelles», lance Mme Painchaud. Tout ça avec trois enfants aujourd'hui dans la trentaine et sept petits-enfants.

Tout ça aussi en menant de front une carrière de 25 ans dans la fonction publique où elle a notamment été responsable du parc immobilier du ministère de l'Agriculture. Un emploi de gestionnaire qui lui a permis d'arpenter le Québec «de long en large».

Et alors qu'elle pourrait mettre les freins, elle a décidé de tenter sa chance avec Québec autrement. Au début, en prévision des élections générales de 2013. Puis, la partielle s'est présentée. «Il y avait une fenêtre que je devais prendre», illustre-t-elle.

Si elle est élue, elle formera l'opposition officielle avec Yvon Bussières. À eux deux, ils promettent une «année de surveillance».

«Eux autres [Équipe Labeaume] vont essayer de faire de gros éclats pour être visibles pour 2013. Mon rôle sera de calmer les ardeurs.»

De Régis Labeaume, elle reconnaît sa popularité en raison de son côté «éclatant» qui a fait du bien après «des années plus sombres où il ne se passait pas beaucoup de choses». Mais elle critique du même souffle l'attitude du maire, notamment envers les citoyens au conseil municipal. «Il faut que le maire réalise qu'il y a des gens dans cette ville qu'il faut qu'il respecte.»

Trois questions à Marie-France Painchaud

1. Quelle personnalité politique du passé et du présent vous inspire?

«Pauline Marois. C'est une femme tenace, énergique. Une femme qui a affronté les tempêtes.»

2. Quels sont vos loisirs?

«La lecture. J'aime les romans comme ceux de Louise Tremblay-d'Essiambre dans lesquels on voit le Québec, son histoire, ses lieux.»

3. Quel est votre lieu préféré de Québec?

«Le bassin Louise. J'ai connu la période où les rats marchaient là. Aujourd'hui, j'aime le Marché du Vieux-Port, regarder passer les bateaux.»

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