Les conservateurs boudent les écolos

Steven Guilbeault, d'Équiterre, s'est dit «déçu, quoique peu... (Photo: PC)

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Steven Guilbeault, d'Équiterre, s'est dit «déçu, quoique peu surpris» de la décision du parti de Stephen Harper de ne pas répondre au questionnaire sur les priorités environnementales.

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<p>Anne Drolet</p>
Anne Drolet
Le Soleil

(Québec) Déjà critiqué depuis le début de la campagne pour son contrôle de l'information, le Parti conservateur est la seule formation politique à avoir refusé de répondre à un questionnaire sur les priorités environnementales, soumis par des groupes écologistes.

Comptant 10 questions sur autant d'enjeux, le sondage a été transmis aux partis par neuf organismes québécois et canadiens. Steven Guilbeault, d'Équiterre, s'est dit «déçu, quoique peu surpris» de la décision du parti de Stephen Harper. Les conservateurs avaient refusé de prendre part à l'exercice lors des deux élections précédentes.

Un refus d'autant plus navrant, de dire M. Guilbeault, que la plateforme conservatrice est «de loin la plus décevante» sur les enjeux environnementaux, étant mince et imprécise selon lui. «C'est choquant parce qu'on le fait dans un but non partisan et démocratique», fait valoir le dg de Nature Québec, Christian Simard.

Les deux porte-parole ont déploré l'absence au débat des chefs de toute question portant sur l'environnement, alors que c'est un enjeu important pour 7 Canadiens sur 10, selon un sondage commandé par Équiterre.

L'écologie se fait discrète depuis le début de la campagne. Pourquoi? Peut-être parce que nous sortons d'une récession, avance M. Guilbeault.

M. Simard se demande si la débâcle de Stéphane Dion en 2008, qui avait mis de l'avant l'environnement, n'aurait pas effarouché les politiciens.

Les quatre partis ayant répondu au questionnaire partagent plusieurs engagements. Les mesures pour les atteindre diffèrent ou se ressemblent, selon les dossiers. Tous s'entendent pour faire payer aux pollueurs leurs émissions de gaz à effet de serre d'ici 2012, soit par le moyen d'une taxe (Parti vert) ou d'une bourse du carbone, aussi appelée système de plafonnement et d'échange (Bloc québécois, Parti libéral, NPD). Le Parti conservateur a déjà fait savoir qu'il s'opposait à ces mesures.

Tous les partis questionnés se sont engagés à réduire considérablement les émissions de gaz à effet de serre d'ici 2050, à financer le transport en commun ainsi qu'à augmenter l'aide pour les énergies vertes.

Les verts et les néo-démocrates ont pris des engagements pour chacun des volets. Le Bloc a passé son tour sur les questions des sables bitumineux et des aires protégées, craignant de s'ingérer dans les compétences provinciales. Les libéraux ont écarté des investissements pour protéger les Grands Lacs, proposant plutôt une stratégie sur l'eau douce.

Le sondage intégral au environmentaldefence.ca/questionnaire-environnemental-2011

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