Le candidat libéral René Roy à la défense de l'amiante

En entrevue téléphonique, René Roy a endossé l'industrie...

Agrandir

En entrevue téléphonique, René Roy a endossé l'industrie de l'amiante tout en se disant «en total accord avec mon chef quant à la protection de la santé des gens. C'est une position très responsable et très courageuse de sa part».

(Québec) Le candidat libéral dans Mégantic-L'Érable croit toujours à l'industrie de l'amiante. Mais, selon René Roy, il faut suspendre temporairement son exportation tant que le minerai représentera à l'étranger un danger pour la santé.

Jeudi, l'aspirant député de la circonscription où se trouve Thetford Mines a défendu une position qui semble, à première vue, différente de celle du chef du Parti libéral du Canada, Michael Ignatieff.

En 2009, M. Ignatieff a soulevé une controverse. Il a été un des premiers politiques à réclamer la fin de la vente d'amiante chrysotile, que produisent les mines québécoises, vers les pays en voie de développement. Il a demandé des programmes pour adapter l'économie de la région de L'Amiante et recycler les emplois.

En entrevue téléphonique, René Roy a endossé l'industrie de l'amiante tout en se disant «en total accord avec mon chef quant à la protection de la santé des gens. C'est une position très responsable et très courageuse de sa part».

M. Roy a signalé qu'un député «est là pour défendre son monde». Sa défense du minerai, qui fait l'objet d'une campagne de dénonciation internationale, «passera par la recherche», a-t-il annoncé.

«Il y a un questionnement au niveau de la sécurité» de l'utilisation du minerai lié à l'apparition de certains types de cancer, comme le mésothéliome, a-t-il reconnu. «Nous devons trouver des technologies par la recherche pour rendre le produit sécuritaire.»

S'affichant comme le détenteur d'une maîtrise en ressources naturelles, M. Roy croit que l'objectif est réalisable. Il a affirmé que certains ont songé à bannir la nitroglycérine jusqu'à ce que les travaux d'Alfred Nobel, au XIXe siècle, rendent la substance manipulable.

Progrès rapide

Selon l'aspirant député, les progrès pour parvenir au même résultat avec l'amiante peuvent se réaliser de façon «étonnamment rapide». Il s'est abstenu

de prédire quand cela pourrait se faire. D'ici là, l'emploi du minerai, ici ou ailleurs dans le monde, ne peut être envisagé qu'à la condition de ne représenter aucun danger.

La production d'amiante est exportée à 95 %. L'Inde compte parmi les principaux utilisateurs. René Roy a admis que l'amiante pose des problèmes dans ce pays qui est un des chefs de file des économies émergentes.

«C'est un cas problématique. [...] Si nous ne sommes pas capables d'en assurer l'innocuité, on se doit de suspendre temporairement» les exportations.

M. Roy adopte la même ligne de pensée à l'égard de la relance de la mine Jeffrey. Les gouvernements ne devraient pas accorder une aide financière si les conditions ne sont pas réunies «pour assurer la sécurité. On s'entend, on parle de la sécurité des gens ailleurs», dans les pays importateurs.

Partager

lapresse.ca vous suggère

publicité

publicité

la liste:1710:liste;la boite:91290:box

En vedette

Précédent

publicité

publicité

Les plus populaires : Le Soleil

Tous les plus populaires de la section Le Soleil
sur Lapresse.ca
»

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

Autres contenus populaires

image title
Fermer