Un rêve olympique calculé pour Québec

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Québec rêve des Jeux

La Ville de Québec convoite les Jeux olympiques d'hiver de 2022 ou de 2026. Leur obtention ne s'annonce pas facile... »

Le match amical de hockey sur table entre... (Le Soleil, Erick Labbé)

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Le match amical de hockey sur table entre Régis Labeaume et le président de SportAccord, Hein Verbruggen, a été remporté par le maire par la marque de 3 à 0, mercredi.

Le Soleil, Erick Labbé

Stéphanie Martin

Stéphanie Martin
Le Soleil

(Québec) Avec la réussite d'événements comme SportAccord, la Ville de Québec prépare le terrain pour une candidature olympique, selon Régis Labeaume. Les Jeux viendront quand les citoyens de Québec seront prêts, après l'amphithéâtre et le retour de la Ligue nationale de hockey.

«On est dans un build-up. Et éventuellement, il y aura un moment pour devenir candidat, et quand on deviendra candidat, c'est parce qu'on saura qu'il y a un paquet de gens qui savent comment on fait les choses à Québec et comment on a du succès. Ça voudra dire que nos chances de gagner lorsqu'on sera candidat seront très élevées.»

Depuis l'ouverture du Congrès SportAccord, plusieurs personnes influentes se sont positionnées pour une éventuelle candidature de Québec aux Jeux olympiques d'hiver. Le président du Comité international olympique (CIO) lui-même, Jacques Rogge, le premier ministre du Québec, Jean Charest, le président du Comité olympique canadien, Marcel Aubut, et le président de SportAccord, Hein Verbruggen. Régis Labeaume a pris acte de ces appuis, mais cela ne l'incite pas à précipiter les choses.

Selon lui, le succès de l'organisation du Congrès SportAccord est un autre jalon posé pour continuer de polir l'image de Québec auprès des grands décideurs du sport.

«J'ai toujours pensé que c'était majeur de les voir ici et qu'ils puissent nous connaître, voir la ville, la déguster, voir l'organisation, sentir le professionnalisme», a indiqué le maire, tout juste après un match de hockey sur table contre le président de SportAccord, Hein Verbruggen.

Les priorités du maire

Mais Régis Labeaume a choisi ses priorités: d'abord, il veut construire l'amphithéâtre en respectant le budget, comme les citoyens le lui ont demandé. «Il faut faire les choses avec les gens. Pour l'amphithéâtre, les gens étaient derrière nous, alors on construit l'amphithéâtre avec l'appui de la population. Quand on aura réalisé ça, espérons qu'on aura un club. Après ça, ce sera le temps de passer à un autre grand projet.»

Et un autre avantage d'avoir accueilli pendant cinq jours à Québec les grands bonzes du sport international, c'est que la ville aura maintenant la possibilité de tâter le terrain avant de se lancer dans une candidature olympique, croit le maire. «Je peux vous dire qu'aujourd'hui, avant de prendre une décision, j'ai accès à beaucoup plus de gens pour savoir si oui ou non on aurait une chance. Je pourrais parler au président du Comité international olympique. Je pourrais parler au président de SportAccord. Je pourrais parler à quelques membres du CIO. C'est toute la différence du monde.»

Une décision qui sera cruciale, car «je n'ai pas le goût de perdre. J'ai toujours dit: "Si on y va, c'est qu'on a de fortes chances de gagner."»

Quant aux infrastructures manquantes, comme un anneau de glace couvert et une montagne assez haute pour accueillir une épreuve de descente masculine, M. Labeaume a bon espoir de voir les difficultés s'aplanir. Il a d'ailleurs déjeuné mercredi avec le ministre fédéral des Transports, Denis Lebel, et il fonde beaucoup d'espoir dans le nouveau programme d'infrastructure fédéral qui verra le jour en 2014 pour financer l'anneau. «Mon feeling, c'est que ça va marcher.»

Pour ce qui est de la montagne, la situation peut aussi évoluer avec le temps, estime le maire de Québec. Qui sait si dans quelques années le problème en sera encore un, avec le développement de nouveaux sports conçus pour la télévision, analyse-t-il. «Est-ce que la descente telle qu'elle existe aujourd'hui existera encore dans quatre, cinq ans? Peut-être que c'est trop long. Peut-être que ça peut être plus spectaculaire et plus court.»

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