Pauline Marois accusée d'ingérence

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«La Commission doit faire son travail avec prudence», a lancé la chef du gouvernement Pauline Marois aux questions des journalistes.

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(Québec) Pourfendue pour son appel à la «prudence» sur la façon de mener les travaux, jeudi, la première ministre Pauline Marois a dû réitérer sa confiance envers la commission Charbonneau.

Les révélations explosives des derniers jours de l'organisateur politique Gilles Cloutier, qui éclaboussent large et demandent encore à être corroborées, indisposent à l'Assemblée nationale.

La vidéo présentée mercredi d'une soirée organisée par la firme de génie Roche au Stade olympique, où apparaissaient un monseigneur, des légendes du hockey, un humoriste, passe difficilement.

«La commission doit faire son travail avec prudence», a lancé la chef du gouvernement, jeudi matin, aux questions des journalistes.

Le vice-premier ministre, François Gendron, n'a pas caché son inconfort devant les allégations qui tiennent le haut du pavé. «J'ai le droit de dire que ça m'indispose», a affirmé le député d'Abitibi-Ouest.

«J'ai vu un paquet de monde qui n'avait pas un brin d'affaire à passer à la télé», a-t-il ajouté.

La commission est pertinente et elle doit faire son travail, mais elle doit aussi faire preuve de prudence, dit-il.

«Ça m'indispose quand on ne fait pas attention, a lancé M. Gendron. C'est grave. Je suis un type qui a un nom, une crédibilité, qui suis allé en politique pour contrer ce qu'on décrit. Je suis un gars intègre, et là, on y va all out comme si on était tous pareils.»

Ingérence dénoncée

Les partis d'opposition, qui ont vu dans ces propos une ingérence du pouvoir politique dans le judiciaire, ont fondu sur Mme Marois. «La première ministre doit corriger le tir», a déclaré le député libéral Gilles Ouimet, porte-parole en matière de justice. «Elle ne peut pas laisser, dans la population, cette idée qu'elle se mêle des travaux de la commission. C'est inacceptable.»

Le chef caquiste François Legault, qui a lui-même été nommé mercredi à la commission, parle d'une «faute grave» de Mme Marois. «Je comprends qu'il y aura et qu'il y a déjà eu des gens honnêtes qui ont été mentionnés, a affirmé M. Legault. Moi le premier. Mais on ne peut en aucun cas tolérer que la première ministre passe des commentaires sur une commission indépendante.» Son collègue caquiste Jacques Duchesneau a même comparé le tout à du «bullying politique».

Amir Khadir, de Québec solidaire, trouve que l'appel à la prudence concorde avec le moment où des liens sont faits avec le Parti québécois à la commission. «On avait pas besoin de prudence pendant les trois ans où moi et Mme Marois et ses collègues, on a critiqué le Parti libéral?» a noté le député de Mercier.

Plus tard, la première ministre Marois a nuancé ses propos et insisté sur la prolongation accordée au mandat de la commission. «J'ai pleinement confiance dans la commission Charbonneau et je n'ai aucune inquiétude quant à la capacité qu'elle a de gérer convenablement ses responsabilités», a dit Mme Marois.

Par ailleurs, jeudi, la ministre de la Famille, Nicole Léger, a annulé un point de presse prévu en fin d'avant-midi. L'annonce en a été faite peu après que le témoin Cloutier eut parlé de son implication dans le financement de l'ex-député péquiste Lucie Papineau, aujourd'hui chef de cabinet de Mme Léger.

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