Financement des partis: un «système pourri» au profit du PLQ, dit Drainville

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Commission Charbonneau
Commission Charbonneau

Après plus de deux ans de refus, Jean Charest a institué le 19 octobre 2011 une commission d'enquête sur la construction au pouvoir restreint et qui ne pourra distribuer aucun blâme. Celle-ci sera présidée par la juge France Charbonneau. Le «ménage» tant attendu mettra-t-il fin à la controverse dans laquelle le gouvernement est plongé? »

(Québec) Le «système pourri» qui a permis d'engraisser les coffres du Parti libéral du Québec (PLQ) à même l'argent public a mis trop de pouvoirs entre les mains des collecteurs de fonds, dénonce le ministre Bernard Drainville.

Le ministre des Institutions démocratiques et de la Participation citoyenne promet de déposer «rapidement» à la rentrée parlementaire un projet de loi pour diminuer à 100 $ le plafond des dons aux partis politiques.

«On va mettre fin au système de prête-noms et mettre fin au pouvoir des collecteurs qui tirent leur influence de leur capacité à récolter de grosses sommes», promet le ministre. Un pouvoir qui leur permet ensuite «d'exiger du gouvernement des contrats, des nominations de juges, des permis de garderie», énumère-t-il.

Il est «clair» aux yeux de l'élu péquiste que le témoigne de Lino Zambito confirme l'existence d'un mécanisme qui a permis que des «extras et des chèques de complaisance se retrouvent dans la caisse du PLQ».

«Les citoyens se disent que ça n'a pas de bon sens que nos taxes et nos impôts servent à financer un système pourri, poursuit-il. [...] La conclusion qu'on tire est que les fonds publics ont servi à financer illégalement, de façon occulte, le PLQ.»

Le gouvernement Marois souhaite que les contributions soient limitées à 100 $, et que les sommes généralement versées en crédit d'impôt pour les dons politiques, quelque 6 millions $ par année, soient versées aux partis au prorata des votes obtenus.

La Coalition avenir Québec est favorable à une limite de 100 $, mais aussi à un plafond des dépenses de 4 millions $ par parti lors des campagnes électorales. «Plus on dépense, plus on a besoin d'argent, et plus les moyens qu'on utilise pour en obtenir peuvent être malheureux», constate le caquiste Gérard Deltell. Selon lui, M. Zambito est un homme «dont le témoignage doit être pris au sérieux».

Le PLQ réitère qu'une réflexion a été entamée sur la meilleure façon d'encadrer l'octroi de cartes de solliciteurs du Parti. Il y en a «plusieurs centaines», indique le directeur des communications du PLQ, Michel Rochette.

«Il n'y a rien de tolérable là-dedans si cela s'avère vrai», dit-il à propos du témoignage de M. Zambito.

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