Enquête sur Zambito: «On a fait notre travail», assure le DGE

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(Québec) Le Directeur général des élections (DGE) nie qu'un de ses enquêteurs ait offert à Lino Zambito de revenir sur son témoignage pour éviter de s'incriminer.

Devant la commission Charbonneau, lundi, l'ex-entrepreneur en construction a soutenu avoir assisté à une situation «alarmante» lors d'un entretien avec un représentant du DGE, au début de 2010.

Il aurait avoué à l'enquêteur avoir donné 1500 $ comptant en 2008 à Patrick Thifault, conseiller municipal à Boisbriand, pour une activité de financement de sa conjointe, l'ex-députée adéquiste et ex-candidate libérale Linda Lapointe.

Au moment de l'aveu, l'enquêteur aurait prévenu M. Zambito qu'il faisait une affirmation l'incriminant, et aurait offert de ne pas en tenir compte. M. Zambito soutient avoir alors insisté pour maintenir sa version. Il se dit déçu que l'enquête du DGE sur cette information ait été abandonnée après seulement «deux ou trois coups de téléphone».

Lecture des droits

Après vérifications dans le dossier et auprès de l'enquêteur, le porte-parole du DGE, Denis Dion, affirme que le compte rendu de M. Zambito n'est «pas tout à fait exact». «Quand l'enquêteur a constaté que M. Zambito était en train de s'incriminer, il lui a dit : "M. Zambito, je vais vous lire vos droits." Il a entendu ses droits, incluant l'assistance d'un avocat, puis il a recommencé son récit et effectivement signé sa déclaration.»

L'idée que l'enquêteur ait pu suggérer d'oublier une partie du témoignage est une «interprétation très libre de ce qui s'est passé», poursuit M. Dion. Le DGE transmettra le rapport d'enquête à la commission Charbonneau afin qu'elle évalue d'elle-même la véracité de sa version.

De la même façon, l'officier responsable du respect de la Loi électorale réfute que son enquête sur les aveux de M. Zambito ait été bâclée.

«Le but était de rassembler une preuve avec des témoins ou des documents, comme on le fait toujours, affirme M. Dion. On est retourné voir toutes les personnes dont il nous a parlé. On leur a posé des questions. On a fait notre travail. Et le résultat, c'est qu'on n'a pas été capable de monter de preuve hors de tout doute raisonnable.»

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