Commission Charbonneau: le PQ réclame des excuses du PLQ

Le président du Conseil du Trésor, Stéphane Bédard,... (Photo: Jacques Boissinot, La Presse Canadienne)

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Le président du Conseil du Trésor, Stéphane Bédard, a dit que s'il était à la place des libéraux, il présenterait des excuses pour avoir refusé pendant deux ans de mettre sur pied une commission d'enquête.

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(Québec) Les libéraux doivent s'excuser d'avoir refusé pendant deux ans de créer une commission d'enquête publique sur la collusion et la corruption dans l'octroi de contrats de construction au Québec, affirme le ministre Stéphane Bédard.

«On a perdu deux ans, deux ans au cours desquels un système a coûté des milliards de dollars aux Québécois», a déclaré, mercredi, le titulaire du Conseil du trésor.

«Imaginez-vous l'argent des contribuables perdu en pure perte simplement parce que le gouvernement précédent a refusé de mettre en place la commission d'enquête!»

«Si j'étais à la place des libéraux, je m'excuserais», a asséné Stéphane Bédard en conclusion de son argumentaire.

Le ministre des Relations internationales et de la Métropole, Jean-François Lisée, a martelé le même message : dans cette affaire, «la responsabilité des libéraux est écrasante», a-t-il dit.

À peu près au même moment, le témoin Lino Zambito affirmait, en réponse à une question de la commissaire France Charbonneau, que les choses avaient changé avec l'arrivée de l'escouade Marteau; que les prix avaient baissé.

L'opération Marteau a été lancée par le gouvernement Charest durant l'automne 2009 afin de répondre à la pression populaire et aux informations de plus en plus importantes et embarrassantes sur l'existence de stratagèmes s'apparentant à de la collusion dans la construction.

Gérald Tremblay

Mercredi, les ministres du gouvernement du Québec se sont abstenus d'inviter le maire de Montréal, Gérald Tremblay, à démissionner. Ce genre de décision relève du maire lui-même, ont-ils glissé.

Les principaux concernés «savent dans leur for intérieur ce qui est vrai et ce qui est faux» des différentes révélations et allégations, a commenté Jean-François Lisée.

«Le destin du maire Tremblay appartient au maire Tremblay», a poursuivi son collègue Bernard Drainville.

Sylvain Gaudreault, ministre des Transports et des Affaires municipales, a tenu à rassurer les Québécois inquiets : le resserrement de la loi 35 permettra de mieux contrer la collusion et la corruption, selon lui; et la transformation du ministère des Transports en agence autonome améliorera l'expertise publique en la matière. Le ministre Gaudreault a fait valoir que la future Agence des transports favorisera l'embauche d'effectifs supplémentaires, notamment d'ingénieurs.

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