«Le plus bas soumissionnaire, c'est le meilleur système dans le milieu politique pour éviter la malversation, mais, en même temps, comme tous les systèmes, il est imparfait. Il faut trouver des mesures pour être capable de s'échapper quand tu sais pertinemment que c'est un malfaiteur qui a eu le contrat. Il faut que tu aies une façon de t'en sortir. C'est faisable, il faut juste qu'on ait la volonté de le faire», a-t-il affirmé en point de presse.
Pour appuyer son point de vue, M. Labeaume a mentionné ses conversations avec la mairesse de Rivière-des-Prairies-Pointe-aux-Trembles, Chantal Rouleau, qui avait signalé son impuissance à empêcher les entreprises liées au crime organisé de remporter des soumissions publiques.
«Je parlais à Mme Rouleau, qui me disait qu'elle savait qu'un gars qui a gagné l'appel d'offres est dans la mafia. Ça n'a quand même pas de bon sens!»
Québec pas immunisée
Il a ajouté que, même s'il avait confiance en son administration, Québec n'était immunisée contre la corruption. «On n'est pas exempt de ça. Je vous dirais que quant à la probité de l'administration, on se sent assez sécure, même s'il peut toujours y avoir des cas d'exception. Est-ce qu'il y a eu collusion entre entrepreneurs de Québec dont on n'est pas au courant? Je pense qu'on n'est pas à l'abri de ça.»
Le maire a également assuré la commission Charbonneau de son entière collaboration.
«Nous autres, on fait le maximum pour donner le maximum d'informations à la commission Charbonneau pour qu'ils vérifient ce qui se passe à la Ville de Québec. Mais je pense qu'ils nous demandent aussi de l'information pour vérifier ce qui se passe entre les villes. Ils veulent faire des comparaisons pour bien comprendre les phénomènes. Je trouve ça sage aussi.»