Il a infiltré la mafia pendant six ans jusqu'en 1981 en se faisant passer pour un voleur de diamants et pierres précieuses.
Il a témoigné du fait que cela lui a pris six à sept mois seulement pour avoir un premier contact avec un barman relié au milieu.
Il a soutenu que «personne, aucun policier n'a jamais réussi à s'approcher si près d'une famille de la mafia».
Sa mission d'infiltration a pris fin lorsqu'il a reçu le contrat d'assassiner un dénommé Bruno et qu'une guerre interne a sévi.
«Pour cette opération, en tout, j'ai eu à témoigner dans une vingtaine de procès. Le nombre total de condamnations a été de plus de 200», a-t-il témoigné.
Selon lui, des liens existaient à l'époque entre des membres de la mafia de New York et ceux de Montréal. Il n'a toutefois pu donner de nom autre que «Cotroni». Il s'est rappelé, également, qu'au moment de commettre un meurtre important, la famille Bonanno de New York avait fait venir un tueur de Montréal.
Il croit que des liens existent toujours aujourd'hui, puisque la mafia, selon lui, est un milieu qui ne connaît pas les frontières.
Non-publication de photos
La commission a ordonné aux médias de ne pas filmer ni photographier M. Pistone.
L'ex-agent du FBI témoigne donc avec un paravent qui empêche les gens présents dans la salle de le voir. De plus, la caméra qui transmet des images de la commission ne diffuse que des images de la procureure de la commission qui l'interroge, Me Sonia Lebel, des commissaires ou du paravent qui cache M. Pistone.
On entend cependant la voix de M. Pistone.
«La Commission, les commissaires interdisent toute publication ou diffusion sous quelque forme que ce soit, à quelque moment que ce soit, de la physionomie du témoin Joseph Pistone, sauf pour les photos et vidéos d'archives qui existent déjà et qui sont déjà accessibles au public», a déclaré la juge France Charbonneau.