Les audiences se dérouleront «à Montréal, pour l'essentiel», a indiqué vendredi au Soleil une source bien au fait du dossier.
Une information assez logique dans la mesure où la quasi-totalité des cas douteux mis au jour au cours des dernières années se sont joués dans la région montréalaise.
Vendredi, le premier ministre Jean Charest n'a pas voulu partager ses attentes par rapport au travail de la commission.
«Ils [les commissaires] ont de l'indépendance et de l'autonomie», a-t-il commenté en marge des cérémonies sur le jour du Souvenir. «Ils vont avancer en organisant leur travail comme ils jugent que cela doit être fait. On s'attend à ce qu'ils fassent preuve de diligence, mais il faudra attendre de voir comment ils s'organisent.»
Charest défend Fournier
Le premier ministre en a profité pour prendre la défense de son collègue Jean-Marc Fournier, qui a encaissé tous les coups de l'opposition pour la volte-face gouvernementale dans le dossier de la commission. La députée péquiste Véronique Hivon s'interroge même sur sa capacité à conserver le portefeuille de la Justice.
«La façon dont l'opposition fait de la politique, je vous avoue, me déçoit grandement», a laissé tomber Jean Charest. «Je suis très fier de ce que M. Fournier a fait comme travail. Je l'appuie totalement. C'est une décision de gouvernement et, au premier chef, du premier ministre.»
M. Charest affirme avoir tenu parole en donnant les pleins pouvoirs à la juge France Charbonneau et réitère que son gouvernement a mis en place différentes mesures pour lutter contre la corruption et la collusion.