Une portion de financement public plus importante que prévu pour le Carnaval

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Le Carnaval de Québec animera le coeur de la capitale du 1er au 17 février.

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Bonhomme invite la population à s'amuser, du 1er au 17 février 2013. »

(Québec) Le Carnaval de Québec encaisse beaucoup plus de fonds publics qu'il ne le claironne lorsqu'il se vante de rouler avec quelque 80 % d'investissements privés. En fait, l'État lui octroie au moins 3 millions$, soit près du double de ce que le festival hivernal admet recevoir des contribuables.

Plus tôt cette semaine, le président du Carnaval, André Winter, se félicitait d'asseoir le budget de la présentation 2013 majoritairement sur des deniers octroyés par des entreprises privées et sur la vente de divers produits dérivés. Les gouvernements investissent autour de 20 % de la cagnotte, environ 1,7 million$, disait-il.

M. Winter admettait cependant que l'événement comptabilise les importantes participations des sociétés d'État avec les commandites privées. Nous avons donc demandé des explications à l'organisation, nous avons demandé le détail des contributions publiques. Malgré notre insistance, le Carnaval refuse: «Nous ne donnerons pas ce genre de détails», répond l'attachée de presse, Pascale Grenier. «C'est une question de respect pour chacun de nos partenaires.»

Nous avons donc dû joindre un à un les principaux «partenaires» étatiques du Carnaval - ils sont très nombreux. Aucun n'a cherché à cacher son implication dans la fête, tous ont fourni sans ambages l'ampleur de leur commandite.

La subvention de Loto-Québec, société d'État lucrative, se démarque de celles des autres entreprises gouvernementales: «Ça totalise 560 000$ par année», expose le directeur des relations de presse, Jean-Pierre Roy. L'entente de trois ans pèse donc 1,68 million$. Cette dépense permet d'associer la marque à un festival qui jouit d'une bonne image dans la communauté, évalue-t-on.

60 000$ de boisson!

La Société des alcools du Québec (SAQ) s'investit aussi pour le Carnaval. En plus des 120 000$ donnés chaque année, le monopole offre beaucoup de boisson à Bonhomme: les caisses livrées gracieusement ont une valeur de 60 000$! Et le roi de la fête peut en disposer à sa guise. Beaucoup de bouteilles seront cependant vendues au verre, avec une bonne marge bénéficiaire, au Bistro SAQ. Tous les gains reviennent à l'événement, qui ne paye rien pour le fonctionnement du Bistro, puisque la Société injecte les 10 500$ nécessaires à l'exploitation du commerce, fait valoir la directrice des affaires publiques, Isabelle Merizzi.

Présente depuis 1997 aux côtés de Bonhomme, Hydro-Québec est fidèle. «Pour le Carnaval 2013, on parle d'une commandite de 125 000$», révèle un porte-parole, Louis-Olivier Batty. «C'est de l'argent qui nous assure une très belle visibilité.»

Reste une société d'État dans la liste des commanditaires du Carnaval, la Société des établissements de plein air du Québec. La SEPAQ ne verse toutefois pas de contribution pécuniaire directe, elle paie plutôt pour s'installer sur les plaines d'Abraham et y faire la promotion de ses produits à la clientèle active, familiale, touristique, précise la porte-parole auprès des médias, Élaine Ayotte. Il s'agit d'une participation commerciale. L'opération coûte autour de 100 000$.

Gouvernements

Du côté du gouvernement national, le ministère du Tourisme du Québec remporte la première place. «Nous, c'est une commandite de l'ordre de 650 000$», note le porte-parole auprès des médias, Guy Simard. Le contrat signé avec le Carnaval dans le cadre d'un programme d'aide financière aux festivals et aux événements touristiques garantit le versement de 1,95 million$ en trois ans.

Plusieurs bras de l'État débloquent également des fonds publics. Le Bureau de la Capitale-Nationale est du nombre. Il a distribué 675 000$ en trois ans, soit 225 000$ par année.

La Commission de la capitale nationale, quant à elle, prête gracieusement les terrains situés devant l'Assemblée nationale, détaille le directeur de la promotion et des communications, Denis Angers. Cette année, le Carnaval y installera une sculpture géante. Difficile de chiffrer avec précision la valeur de cette «location», qui pourrait être facturée «quelques milliers de dollars».

Le ministère des Relations internationales (MRI) est beaucoup moins impliqué. La contribution financière sera de 3500$. Le Carnaval avait demandé beaucoup plus, note la responsable des relations auprès des médias, Suzanne Guy, mais les coupes budgétaires imposées au Ministère limitent ses moyens. Le MRI offrira néanmoins ses services pour l'accueil des nombreux dignitaires russes qui ont été invités par le Carnaval.

Au niveau supérieur, à Ottawa, la contribution est plus limitée. L'Agence de développement économique du Canada alloue environ 400 000$ par année. L'an dernier, Patrimoine canadien avait décaissé un peu moins de 73 000$. La subvention pour la présentation 2013 sera rendue publique sous peu.

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