Le palais est construit depuis 1973 au parc de l'Esplanade, face à l'Hôtel du Parlement. La décision, longuement mûrie, de le construire sur les Plaines a pour but d'en faire le point central des activités.
«Ça fait déjà plusieurs années que l'organisation cherche à revamper le site [du palais], qui était devenu un peu à l'écart. Le déménagement a finalement été choisi. Ça va apporter aux visiteurs une expérience complète dans un seul endroit, sur les Plaines. En plus, ça facilite les opérations», explique le président du 58e Carnaval, Alain Winter.
L'espace disponible sur les terres fédérales permettra aussi de donner plus d'envergure au palais. En le traversant, les gens auront accès à une discothèque en forme d'igloo.
Après avoir pris son virage famille il y a quelques années, le Carnaval s'attaque de plus en plus à la clientèle des oiseaux de nuit, habituellement âgés de 18 à 34 ans. Chaque vendredi et samedi seront présentées des soirées D.J. dans la discothèque du palais.
«On sait que c'est une clientèle qui aime jouer dehors. Cependant, il faut lui offrir des activités enlevantes. On sait aussi qu'ils aiment danser, et la musique les rejoint beaucoup. Donc, le volet night life est intéressant. Ça devient un élément phare de notre programmation», ajoute M. Winter.
Plus d'activités sportives
En plus des classiques, comme le concours de sculpture sur neige et les incontournables défilés de nuit de la Basse-Ville (4 février) et de la Haute-Ville (11 février), la programmation 2012 a été bonifiée, notamment au chapitre des activités sportives.
«Elles seront plus nombreuses et plus enlevantes, mentionne le président. Par exemple, les courses de traîneaux à chiens passeront de quatre à six par attelage. Le circuit est aussi prolongé de quatre à six kilomètres. Autre exemple, les gens pourront s'inscrire à une clinique d'initiation au skijoring.»
Des retombées
Le directeur général du Carnaval, Jean Pelletier, insiste sur l'importance de l'événement pour l'économie de la région. «Un sondage fait en mars 2011 révèle que près de 650 000 participants [300 000 personnes différentes] ont pris part aux festivités l'an passé. La clientèle se partage en parts égales, 50 %, entre les visiteurs locaux et de l'extérieur de Québec.». Cette année, l'effigie de Bonhomme subit l'effet de l'inflation. Son coût passe de 12 $ à 13 $. Bon an, mal an, environ 95 000 unités trouvent preneur. «C'est une source importante de financement sur un budget de 8,6 millions $», souligne M. Pelletier.