La police étudie les messages de menace

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250e anniversaire de la bataille des Plaines d'Abraham

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250e anniversaire de la bataille des Plaines d'Abraham

Le 250e anniversaire de la bataille des plaines d'Abraham n'en finit plus de susciter de houleuses passions. »

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André Juneau a indiqué qu'une «centaine de courriels»... (Le Soleil, Patrice Laroche)

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André Juneau a indiqué qu'une «centaine de courriels» avaient été acheminés à la CCBN en raison de la reconstitution. Un employé de la Commission parle plutôt de 300 à 400.

Le Soleil, Patrice Laroche

 

Matthieu Boivin
Le Soleil

(Québec) La police de Québec se penche actuellement sur toutes les menaces que la Commission des champs de bataille nationaux (CCBN) aurait reçues par courriel, par téléphone et par médias interposés dans la foulée de la reconstitution de la bataille des plaines d'Abraham, qui a finalement été annulée mardi.

Pour le moment, on refuse de parler d'une enquête proprement dite. «Nous faisons une analyse de tous ces courriels et de toute l'information qui nous a été transmise par rapport à cet événement des plaines d'Abraham», a confirmé la porte-parole de la police de Québec, Catherine Viel. «Tout dépendant de ce que l'analyse nous apportera, il pourra ensuite être déterminé s'il est pertinent d'ouvrir une enquête ou de déposer des plaintes au criminel.»

Hier matin, en entrevue avec le morningman du 93,3, Sylvain  Bouchard, le président de la CCBN, André Juneau, a indiqué qu'une «centaine de courriels» avaient été acheminés à la CCBN en raison de la reconstitution. Certains de ces courriels avançaient que des gens feraient tout en leur pouvoir pour perturber la présentation de cet événement, notamment en incendiant les installations des personnes responsables de la reconstitution ou en lançant des roches durant l'événement. Des gens s'étaient aussi plaints par téléphone ou même en se rendant en personne aux bureaux de la CCBN.

Pas de plainte

M. Juneau a avancé que ces menaces ont notamment incité le conseil d'administration de la CCBN  à annuler la reconstitution, mais M. Juneau n'a jamais jugé bon de déposer une plainte à la police. Il a notamment indiqué que l'analyse de ces courriels avait été effectuée par le responsable de la sécurité à la CCBN, Jean St-Pierre.

Joint au téléphone, M. St-Pierre a précisé que ce n'est pas 100 courriels d'insultes, de menaces ou de désapprobation que la CCBN a reçus depuis le début de cette controverse, mais bien entre «300 et 400».

«La majorité de ces courriels étaient en fait des insultes personnelles envers la CCBN ou M. Juneau ou des courriels de désapprobation par rapport à l'événement, affirme M. St-Pierre. Il n'y avait qu'une minorité de courriels qui étaient en fait des menaces directes pour perturber l'événement. Ces courriels faisaient notamment référence à des moyens de désobéissance civile, à des sit-in ou à du vandalisme.»

Analyse policière

M. St-Pierre a avoué au Soleil que depuis le 20 janvier dernier ? soit quelques jours après l'éclatement de cette controverse ? il envoie presque quotidiennement des copies de courriels et des articles de journaux à la Sûreté du Québec (SQ) afin qu'une analyse policière soit faite des commentaires faits sur la reconstitution de la bataille des plaines d'Abraham. Les appels téléphoniques menaçants ont aussi été dénoncés aux forces de l'ordre. «J'ai envoyé tous les courriels que nous avons reçus sur le sujet, en incluant les courriels qui comportaient des commentaires positifs», précise M. St-Pierre.

Celui-ci dit avoir souligné aux policiers des entrevues radiophoniques et télévisuelles dans lesquelles des personnalités publiques, telles «Pierre Falardeau» et «Patrick Bourgeois» (porte-parole du Réseau de résistance du Québec), s'exprimaient sur le sujet délicat.

M. Falardeau avait notamment dit qu'il était prêt à «pitcher de la marde, du fumier, des roches» aux éventuels participants.

«Je sais que la SQ et la police de Québec travaillaient ensemble dans ce dossier, signale M. St-Pierre. Moi, j'ai toujours communiqué avec la SQ quand j'avais des documents à leur transmettre.»

Hier, un porte-parole de la SQ, Richard Gagné, a confirmé que des renseignements ont été échangés entre la SQ et la police de Québec sur cet enjeu. «Mais pour nous, il s'agit pour le moment d'un dossier de la police de Québec.»

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