La fibre optique à un coup de fil de la maison

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Netsweeper Inc., société canadienne qui a des bureaux aux États-Unis, en Grande-Bretagne, aux Émirats arabes unis et en Malaisie, vend la technologie utilisée par des gouvernements notamment pour filtrer internet, une industrie en plein essor.

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À l'ère de la fibre
À l'ère de la fibre

Des millions de dollars ont déjà été investis dans la grande région de Québec. La fibre optique vue sous l'angle des citoyens, des chercheurs et des entreprises. »

(Québec) La fibre optique cogne à votre porte. Pour les résidants de Québec, il y a de fortes chances qu'elle soit là, à votre perron, n'attendant qu'un coup de fil pour venir s'installer dans votre demeure. Pour ceux qui se trouvent tout juste à l'extérieur du territoire de la capitale, elle ne patiente probablement qu'à quelques coins de rue.

La fibre optique fait partie intégrante des systèmes de télécommunication depuis les années 70.

Cependant, avec de considérables avancées technologiques (à lire dans Le Soleil au cours des trois prochains vendredis), accompagnées d'investissements majeurs, les entreprises offrant ces services ont été en mesure de rallonger leur réseau et de se rapprocher - voire atteindre - leurs clients.

Avec l'omniprésence de leur publicité, ce n'est plus un secret que Bell, avec son réseau Fibe, est le seul à offrir un service entièrement composé de fibre optique.

«Nous avons engagé 300 techniciens supplémentaires pour amener la fibre chez tous les résidants de Québec. Après seulement un an [début mars 2012], nous y sommes presque», assure Nicolas Poitras, vice-président, marketing, Services résidentiels de Bell.

Les résidents de la ville sont-ils friands de cette nouvelle technologie? «Honnêtement, on a été un peu surpris par la force de la demande et, surtout, à quel point elle est soutenue! Ça ne démord pas!» se réjouit M. Poitras en rappelant que l'opération vient avec des investissements de 240 millions $ sur trois ans.

Avec un système hybride composé de fibre optique jusqu'au quartier et de câblage coaxial jusqu'à la maison, Vidéotron affirme évoluer avec le besoin de ses clients et que son réseau est loin d'avoir atteint son plein potentiel. Aucune urgence de rendre la fibre jusqu'aux maisons.

«La fibre est au coeur de notre réseau depuis les années 80, et on a été les premiers à se rendre jusque dans les quartiers résidentiels à la fin des années 80, début des années 90. On a plus de 30 000 km de fibre partout au Québec, ce qui nous permet toujours d'offrir le meilleur service», soutient Isabelle Dessureault, vice-présidente, Affaires corporatives chez Vidéotron.

«On ira un jour jusqu'à la maison, mais, pour l'instant, le besoin de nos clients est loin d'être rendu là», précise-t-elle. Elle indique que le réseau de Vidéotron n'a pas à subir une cure de rajeunissement, puisqu'il était bien en avance sur la compétition. «On a un réseau bidirectionnel depuis des années», rappelle-t-elle en soulignant que 35 % des 1,4 million de clients illico télé sont déjà passés à la nouvelle génération.

TELUS s'invite également dans le ring avec son réseau OPTIK. Absent de la ville de Québec, mais la ceinturant en étant notamment présent à Sainte-Marie de Beauce, à Donnacona et à Saint-Augustin-de-Desmaures, TELUS jouit depuis novembre 2011 de la technologie Fusion VDSL2 (Very High Speed Digital Subscriber Line 2) se combinant au réseau Télé OPTIK pour offrir un Internet aussi rapide que ses deux grands compétiteurs.

La fibre optique se rend jusque dans les quartiers, et le câblage de cuivre fait le reste de la distance jusqu'aux clients.

Égaliser la concurrence

Pour Daniel Giroux, professeur au Département de communication de l'Université Laval et spécialiste des médias, les avancements technologiques de Bell ont égalisé une concurrence imparfaite.

«Vidéotron, grâce au câble, peut distribuer tous les canaux locaux, ce que ne pouvait faire Bell avec sa technologie satellite. La coupole, récepteur placé à l'extérieur de la maison, était également un gros désavantage», souligne-t-il. La fibre nivelle la compétition et, selon lui, donne une longueur d'avance à Bell avec une bande passante plus large permettant un plus grand flux d'information à une plus grande vitesse.

Pourquoi Québec?

Québec est la seule ville du pays où le service Fibe de Bell se rend jusque chez le client. Bien que Bell possède le plus grand réseau de fibre optique au Québec et au Canada, le choix de la capitale comme banc d'essai s'imposait de lui-même, selon Nicolas Poitras.

Comme première raison, il donne le réseau de câblage de la ville de Québec qui est à 95% aérien, «ce qui facilite grandement la tâche lorsque l'on décide de le remplacer. Contrairement à l'île de Montréal où une bonne partie des câbles sont souterrains et où la mise à niveau serait beaucoup plus coûteuse.

«[En plus], le réseau était vieillissant, plus que dans d'autres villes. Nos deux principales conditions étaient alors remplies», explique-t-il. Le facteur économique constitue la troisième raison, car Québec représente un marché avec un grand potentiel d'adhésion des consommateurs.

«Avec un taux de chômage extrêmement bas, les citoyens y ont un revenu adéquat qui facilite l'intérêt pour les nouvelles technologies. On y retrouve les bonnes caractéristiques sociales économiques.» Sans oublier le boum immobilier avec ses milliers de nouveaux clients potentiels.

Il s'avère beaucoup plus facile de convaincre un nouveau client que de le soutirer au compétiteur.

Le vice-président marketing, Services résidentiels de Bell ajoute une quatrième et dernière raison qui explique le choix de la capitale. «Québec est d'une taille parfaite, on peut couvrir toute la ville dans un délai raisonnable. En fait, on l'a fait en à peu près deux ans. Et c'est plus facile de rejoindre tout le monde dans une ville de cette taille plutôt que dans une ville de plusieurs millions d'habitants.»

Des services internet à vitesses variables

Vidéotron, TELUS et Bell offrent des technologies différentes avec des caractéristiques tout aussi variées pour leurs clients. Comment s'y retrouver dans leurs services Internet? Qu'offrent-ils? Et à quel prix?

Avec sa technologie hybride et grâce au réseau TGV, Vidéotron permet à ses clients de naviguer à des vitesses allant de 10 mégabits par seconde (Mg/s) à 200 Mg/s. Selon leur porte-parole, le TGV 20 est le plus populaire.

Le forfait comparable chez TELUS est l'OPTIK 25 avec une vitesse de navigation allant jusqu'à 25 Mg/s, accessible sous plusieurs formes de combo. OPTIK 50 est également offert.

Les deux compagnies n'offrent pour l'instant que des vitesses en amont de 2 Mg/s, pour Vidéotron et de 3 Mg/s, pour Telus avec OPTIK 25. C'est la vitesse sortante pour le partage d'information vers l'extérieur, de l'ordinateur vers Internet. Pour le téléversement d'une vidéo sur YouTube, par exemple.

Avec la fibre optique jusqu'à la maison et son réseau Fibe, Bell permet des vitesses parfaitement symétriques dans les deux directions. Le forfait Fibe de base offre une vitesse de 50 Mb/s. Un forfait de 175 Mg/s est aussi offert.

Pour Daniel Giroux, professeur à l'Université Laval au Département de communication, «Bell offre une bande passante plus large, pour un Internet de meilleure qualité. Avec l'augmentation du téléchargement de vidéo, la demande est là. Et la fibre est supérieure.»

«C'est tout nouveau comme besoin que d'avoir une vitesse significative pour le partage d'importants fichiers. Notre réseau permet de le faire, on va s'ajuster pour l'offrir à ceux qui le demandent», assure Isabelle Dessureault vice-présidente, Affaires corporatives chez Vidéotron.

Trois offres, trois technologies

Le TGV20 (Vidéotron) : 65,95 $ par mois et réduit de 10 $ lorsque combiné avec un autre service Vidéotron.

OPTIK 25 (TELUS) : téléphonie résidentielle, la télévision OPTIK et Internet OPTIK 25 pour 60 $ par mois pour les six premiers mois et ensuite pour 117 $.

Fibe (Bell): téléphonie résidentielle, Télé Fibe et Internet Fibe pour 78 $ par mois pour les six premiers mois et ensuite pour 100 $.

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