Année internationale de la lumière: Québec sous les projecteurs

Les technologies développées par l'Institut national d'optique pour... (Le Soleil, Yan Doublet)

Agrandir

Les technologies développées par l'Institut national d'optique pour un domaine peuvent servir par la suite dans d'autres champs d'application.  Sur la photo: le pdg de l'INO, Jean-Yves Roy.

Le Soleil, Yan Doublet

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Dossiers >

2015 année de la lumière

Sciences

2015 année de la lumière

Les Nations Unies ont proclamé 2015 comme étant l'Année internationale de la lumière et des technologies fondées sur la lumière. Celles-ci incluent notamment l'optique, dont les multiples applications sont parfois insoupçonnées... Tour d'horizon de ces technologies dans notre vie quotidienne et dans le développement de notre société. »

Raphaëlle Plante

Collaboration spéciale

Le Soleil

(Québec) Les Nations Unies ont proclamé 2015 comme étant l'Année internationale de la lumière et des technologies fondées sur la lumière. Celles-ci incluent notamment l'optique, dont les multiples applications sont parfois insoupçonnées... Le Soleil met aujourd'hui en lumière l'importance de ces technologies dans notre vie quotidienne et dans le développement de notre société.

«L'optique-photonique est à Québec ce que l'aéronautique est à Montréal, c'est une marque de commerce scientifique qui est propre à la région.» 

Ces mots sont ceux du président-directeur général de l'Institut national d'optique, Jean-Yves Roy, qui souligne à quel point Québec est devenu, depuis plus de 25 ans déjà, un précurseur dans le développement des technologies fondées sur la lumière.

«La lumière en général est utilisée pour toutes sortes d'applications, on ne voit pas la fin de ça!» indique M. Roy, fier du rayonnement de l'INO non seulement au pays, mais à travers le monde.

L'expertise de l'Institut l'a notamment amené à travailler sur un projet avec l'Agence spatiale argentine, de concert avec l'Agence spatiale canadienne. «L'Argentine a mis en orbite un capteur thermique qui est toujours en révolution autour de la Terre, depuis trois ans. [Le pays] voulait détecter à l'avance les feux de forêt ou d'éventuelles explosions de volcans sur le point d'entrer en éruption. La NASA [Agence spatiale américaine] s'en sert aussi pour regarder les changements de température des océans, puisque ça a un impact sur la migration des poissons», explique M. Roy, signalant un bel exemple de collaboration entre pays.

Parmi les nombreux domaines d'application de l'optique-photonique, tout ce qui touche à la sécurité environnementale est promu à un bel avenir. L'INO travaille d'ailleurs avec TransCanada afin de développer des capteurs qui seraient installés sur des nouveaux pipelines, par exemple le futur oléoduc Énergie Est. «On a des défis technologiques pour prévenir la dégradation du pipeline avant que ça arrive... Détecter si les soudures ont été bien faites, s'assurer que tout est parfait au moment où on le reçoit [le nouveau pipeline], et intégrer les capteurs à l'intérieur pour permettre d'assurer une grande protection de ce mode de transport-là», explique le pdg de l'INO.

Une autre tendance «très lourde» actuellement concerne le rapatriement du secteur manufacturier dans les pays industrialisés, tendance qui «va arriver au Canada». «Nous, on a déjà commencé. On a beaucoup de clients en fabrication avancée qui n'avaient aucune idée que l'optique-photonique pouvait leur être utile [...] La compétitivité des entreprises manufacturières va passer par l'innovation, hors de tout doute, donc les interventions qu'on peut faire sont cruciales pour permettre de rattraper le retard de productivité que le Québec a par rapport aux autres pays industrialisés», indique M. Roy.

Activités à venir

L'Institut national d'optique, dont la mission est de développer des technologies et de les mettre au service des entreprises - il a contribué à créer 29 sociétés - entend souligner l'Année internationale de la lumière en «travaillant avec l'Université Laval et Québec International pour faire des activités où la région de Québec va être mise en lumière», signale Jean-Yves Roy.

Le directeur du Centre d'optique, photonique et laser de l'Université Laval, Réal Vallée, précise davantage : «le gros des activités aura lieu à l'automne. On voudrait faire une semaine en lien avec l'optique, en faisant des démonstrations au Musée de la civilisation ou dans un centre d'achats, dans le but de démocratiser» ce savoir. Aussi, de concert avec Québec International, une sorte de speed dating sera organisé en octobre entre les gens qui développent des «solutions optiques» et d'autres à qui celles-ci peuvent être utiles, ajoute M. Vallée.

Secteur «porteur» pour l'économie de la région

Avec plus de 40 entreprises qui oeuvrent dans le domaine de l'optique-photonique, ce secteur d'activités est «porteur et reconnu» pour l'économie de la région de Québec, indique le pdg de Québec International (QI), Carl Viel.

L'optique-photonique génère quelque 3000 emplois directs, et 4500 si l'on tient compte des emplois indirects, selon les statistiques de QI. «Près de 60 % de l'industrie est concentrée dans un rayon de 10 kilomètres à Québec, et génère un chiffre d'affaires de plus de 400 millions $, dont plus de 85 % à l'international ou à l'exportation», ajoute M. Viel.

Avec 22 centres de recherche ou consortiums de recherche, la région regroupe un millier de chercheurs en optique-photonique. L'un des mandats de QI dans ce créneau consiste à déterminer les priorités des entreprises afin de créer des consortiums de recherche qui pourront les aider dans leur développement. L'organisme met aussi sur pied des «cercles de vente et marketing pour se stimuler sur de nouveaux processus de lancement de produits» conçus grâce à l'optique-photonique, explique M. Viel. 

«À Québec, l'Institut national d'optique (INO) et l'Université... (Photo Louise Leblanc, COPL) - image 3.0

Agrandir

«À Québec, l'Institut national d'optique (INO) et l'Université Laval créent une masse critique de chercheurs et, avec le temps, d'entrepreneurs», signale Réal Vallée, le directeur du Centre d'optique, photonique et laser (COPL) de l'Université, qui a vu le jour presque en même temps que l'INO. Avec une trentaine de diplômés par an, dont plusieurs sont par la suite recrutés par l'INO, le COPL est «probablement encore le plus important centre de formation au Canada», estime M. Vallée.  

Photo Louise Leblanc, COPL

Une «masse critique» de chercheurs

Avec plus de 40 entreprises qui oeuvrent dans le domaine de l'optique-photonique, ce secteur d'activités est «porteur et reconnu» pour l'économie de la région de Québec, indique le pdg de Québec International (QI), Carl Viel.

L'optique-photonique génère quelque 3000 emplois directs, et 4500 si l'on tient compte des emplois indirects, selon les statistiques de QI. «Près de 60 % de l'industrie est concentrée dans un rayon de 10 kilomètres à Québec, et génère un chiffre d'affaires de plus de 400 millions $, dont plus de 85 % à l'international ou à l'exportation», ajoute M. Viel.

Avec 22 centres de recherche ou consortiums de recherche, la région regroupe un millier de chercheurs en optique-photonique. L'un des mandats de QI dans ce créneau consiste à déterminer les priorités des entreprises afin de créer des consortiums de recherche qui pourront les aider dans leur développement. L'organisme met aussi sur pied des «cercles de vente et marketing pour se stimuler sur de nouveaux processus de lancement de produits» conçus grâce à l'optique-photonique, explique M. Viel. 

Partager

À lire aussi

publicité

publicité

la liste:1710:liste;la boite:91290:box

En vedette

Précédent

publicité

la boite:1608467:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

Les plus populaires : Le Soleil

Tous les plus populaires de la section Le Soleil
sur Lapresse.ca
»

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

Autres contenus populaires

image title
Fermer