Quatre questions à... Dorothée Berryman

Le hasard a fait que Dorothée Berryman, qui... (La Presse, Martin Chamberland)

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Le hasard a fait que Dorothée Berryman, qui mène aussi une carrière de chanteuse de jazz, a pris part coup sur coup cet hiver à des projets théâtraux aux titres ancrés dans la musique.

La Presse, Martin Chamberland

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(Québec) La cantatrice chauve et La cantate intérieure. Le hasard a fait que Dorothée Berryman, qui mène aussi une carrière de chanteuse de jazz, a pris part coup sur coup cet hiver à des projets théâtraux aux titres ancrés dans la musique. Après avoir tâté à Montréal le terrain absurde brossé par Ionesco, voilà qu'elle se glisse, d'abord par sa voix, au coeur du dialogue sur l'art «et ses illusions» imaginé par Sébastien Harrison (mise en scène d'Alice Ronfard), qui s'installera à La Bordée du 28 mars au 1er avril.

1. Votre rôle dans La cantate intérieure est d'abord une voix, n'est-ce pas?

C'est une espèce de voix intérieure. C'est beau, ce qu'il a écrit, Sébastien Harrisson. Il parle de ce sentiment qu'on peut ressentir comme spectateur d'une pièce de théâtre ou d'un film lorsqu'on pense : "on dirait que l'auteur me connaît et que c'est mon histoire qu'il a écrite". C'est ce qui se passe dans ce spectacle. L'un des personnages est un homme qui vient voir une installation d'art et qui y voit l'histoire de sa mère. Il se demande comment ça se fait que l'artiste a connu sa mère, il veut absolument la rencontrer. Et au milieu de l'installation, il y a sa mère qui s'incarne. Au départ, Sébastien décrivait ça comme la voix de la mère que le personnage entend. Mais dans la mise en scène d'Alice Ronfard, cette voix-là s'est incarnée. En termes chrétiens, le verbe s'est fait chair!

2. Comment aborde-t-on la préparation d'un rôle qui sollicite plus la voix que le corps?

C'est toujours d'être fidèle à l'auteur. Son thème m'intéresse beaucoup. Cette façon de dire qu'on est tous interconnectés m'a beaucoup touchée. Et la voix, c'est le corps. Je me souviens de la première fois que j'ai entendu la voix de ma mère alors qu'elle était loin. Je devais avoir cinq ans, je me faisais garder par ma grand-mère et pour la première fois, j'ai parlé à ma mère au téléphone. Je n'ai jamais oublié ça. Pour moi, sa voix était d'une telle beauté, il y avait tellement d'amour dedans. C'est ça qui m'avait parlé. C'est dans ce sens-là que je dis que la voix, c'est le corps. Cet instrument-là, c'est la chair autour des cordes, ce sont les tissus qui résonnent. Sébastien a été inspiré par la voix de la mère. Ça m'a ramenée personnellement à ce souvenir-là, qui m'aide à incarner tout ça. 

3. Le public vous connaît comme actrice, comme chanteuse de jazz, comme animatrice... Le multitâche, ça vous connaît...

À l'occasion de la Saint-Valentin, le 11 février, j'ai fait deux concerts à la boîte de jazz Upstairs. Un à 19h et un à 22h. Et j'avais joué La cantatrice chauve à 16h. [...] Quand je joue ou que je chante, j'ai du mal à faire autre chose dans ma journée, qui est dédiée à être en forme le soir. Mais il y a quand même des exceptions et on réussit à s'en tirer. Quand j'ai tourné Le déclin de l'empire américain, je jouais au théâtre le soir dans La noce. Heureusement, l'un a servi l'autre. Dans La noce, j'avais un personnage comique, très extraverti. Je recevais beaucoup du public. Dans Le déclin..., je jouais l'introvertie, mais j'arrivais quand même avec cette énergie-là. J'étais au summum du bonheur. 

4. Vous êtes remontée sur scène au théâtre en 2013, après 12 ans d'absence. Comment vous êtes-vous sentie en retrouvant votre rôle d'actrice sur les planches?

J'aime ça! J'adore travailler avec le public. Je dis travailler avec lui, parce qu'on ne sait jamais qui est là. Les spectateurs ne sont jamais pareils. C'est comme un autre personnage que tu découvres chaque soir. Tu dois donner la direction, mais tu dois aussi respirer avec eux. Leur respiration est là aussi. J'aime beaucoup ça... Et je suis plus détendue que quand j'étais plus jeune. Je profite de l'expérience. Avant, j'étais plus volontaire. Maintenant, j'accepte plus l'abandon.

Vous voulez y aller?

  • Quoi : La cantate intérieure
  • Quand : du 28 mars au 1er avril
  • Où : La Bordée
  • Billets : 38 $
  • Info : bordee.qc.ca

Céline Bonnier lit Michel Ouellette

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Céline Bonnier

La Presse, Ivanoh Demers

Céline Bonnier fera sous peu escale à la Maison de la littérature armée du texte Le dire de Di, une oeuvre inédite  de l'auteur franco-ontarien Michel Ouellette. Dans cette mise en lecture chapeautée par Ouellette lui-même, l'actrice incarne une femme-enfant au tournant de l'adolescence et de l'âge adulte qui verra l'équilibre de son quotidien bouleversé. Un récit théâtral et poétique qui se déploie, nous dit-on, dans une langue «bigarrée et joueuse, pleine de trous et de rebonds». Avant de nous arriver, le spectacle a été présenté en début d'année au Centre national des arts d'Ottawa. 

À la Maison de la littérature le 24 mars.

Soirée-bénéfice à Premier Acte

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Marc Labrèche

La Presse, Martin Chamberland

En campagne de financement, Premier Acte sollicite ces jours-ci la générosité des amateurs de théâtre. Comme le veut la tradition, l'organisation conviera sous peu le public, qui pourra manifester son appui lors d'une soirée de théâtre spontané où l'improvisation sera une nouvelle fois à l'honneur, mais sans les marionnettes qui s'y activaient dans les dernières années. Animé par Marc Labrèche, le spectacle mettra en opposition deux équipes de comédiens dirigés par les metteurs en scène Marie Gignac et Olivier Lépine (détails au www.premieracte.ca). 

À Premier Acte le 26 mars

Liberté et acrobaties aux Gros Becs

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La compagnie DynamO s'installera sous peu aux Gros Becs avec Nous sommes 1000 en équilibre fragile, un spectacle destiné à un public âgé de 10 ans et plus.

Photo Pierre-Luc Schetagne

Avec une mission artistique ancrée dans l'exploration du mouvement acrobatique et du jeu clownesque, la compagnie DynamO s'installera sous peu aux Gros Becs avec Nous sommes 1000 en équilibre fragile, un spectacle destiné à un public âgé de 10 ans et plus. En réunissant le slam, la danse et le parkour, la pièce explore l'idée de l'émancipation à travers le personnage de Pierre-Roc, nouvellement arrivé dans une ville, qui cherchera à se faire accepter par le groupe de jeunes qui s'est approprié la ruelle. Marc-André Charron, Maxime Lepage, Andréanne Joubert, Frédéric Nadeau et Mélanie Raymond partagent le plateau au rythme d'une trame sonore signée Guy Bélanger. 

Aux Gros Becs du 28 mars au 2 avril




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