Quatre questions à... Sylvain Massé

Sylvain Massé arrive avec une proposition théâtrale qui... (Robert Etcheverry)

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Sylvain Massé arrive avec une proposition théâtrale qui présente trois Shakespeare en accéléré.

Robert Etcheverry

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(Québec) Avec le spectacle Pour en finir avec Cyrano, Sylvain Massé s'est évertué à amener l'univers de Rostand à un public adolescent. Voilà maintenant qu'il se penche sur Shakespeare avec Richard, le polichineur d'écritoire (du Belge Stéphane Georis), un solo qui revisite Hamlet, Richard III et Roméo et Juliette en théâtre d'objet. Alors que le téléroman L'auberge du chien noir s'apprête à quitter l'antenne, l'interprète de l'inimitable Ken Fréchette poursuit l'aventure au sein du Caboose Band, groupe musical passé de l'écran à la scène, qui fait actuellement le tour du Québec. Il s'offrira une parenthèse dans cette tournée pour venir causer du grand Will avec les ados de la capitale.

1 Voyez-vous le spectacle Richard, le polichineur d'écritoire comme une porte d'entrée dans l'oeuvre de Shakespeare?

Quand je demande aux jeunes s'ils connaissent Shakespeare, la plupart disent non. Mais ils connaissent Roméo et Juliette sans savoir que c'est de lui. Ils ont tous vu le film Le roi lion, mais ils ne savent pas que c'est l'adaptation par Disney de Hamlet. Ils ont souvent côtoyé Shakespeare et ils ne le réalisent pas, parce que personne ne leur a dit. Moi, humblement, j'arrive avec une proposition qui présente trois Shakespeare en fast forward. Et l'objectif est toujours d'en arriver à dire : «Si ça t'a assez accroché pour que tu te demandes si c'est vrai ce que je dis, alors va le lire...»

2 Est-ce que c'est difficile de parler aux ados au théâtre?

C'est exigeant. Il faut aimer les ados pour parler aux ados. Quand on dit qu'on fait du spectacle jeune public parce que ce sont les spectateurs de demain, pour moi, c'est la meilleure façon de rentrer dans le mur. Ils sont les spectateurs d'aujourd'hui. Quand tu t'adresses à un enfant de cinq ans, c'est à lui que tu parles. Pas à lui dans 10 ans ou 15 ans ou 20 ans. Quand tu t'adresses à un ado, c'est pareil ou sinon plus difficile. Surtout maintenant, parce que les ados sont sursollicités. De réussir à garder leur attention pendant une heure, c'est très exigeant, mais c'est aussi très gratifiant quand tu réussis. Moi, je ne les ai jamais tenus pour acquis. Je trouve que c'est une clientèle qui est souvent abandonnée. 

3 Vous vous êtes déjà décrit comme un amoureux du théâtre jeunesse Les Gros Becs...

Je suis un ardent défenseur des Gros Becs. Pour moi, c'est un fleuron québécois. Quand [l'ancienne directrice] Louise Allaire a choisi Richard, pour moi, c'était comme un cautionnement, un sceau de qualité. Elle a été l'une des premières à acheter le show. [...] Plusieurs ne réalisent pas que le deuxième plus gros diffuseur de théâtre jeunesse au Québec est de l'autre côté de la rue, qu'il n'a pas encore son théâtre et qu'il travaille souvent dans des conditions qui n'ont pas de bon sens. On se demande comment ça se fait qu'ils n'ont pas encore leur lieu. Là, c'est vrai qu'on n'a jamais été aussi près! Il faut que les gens soient fiers des Gros Becs. 

4 Vous attendiez-vous à un tel engouement pour le Caboose Band, ce groupe fictif né dans L'auberge du chien noir?

C'est extraordinaire. À Québec, on a rempli le Petit Champlain, on a fait une supplémentaire à la salle Albert-Rousseau et ç'a tellement bien marché qu'on va faire une deuxième supplémentaire en mai. On a une quarantaine de shows et on joue dans des salles pleines. Et on est un faux band! [...] L'objectif premier de ce show-là, c'est d'aller dire merci aux gens chez eux. Le dernier épisode va être diffusé en mars, mais nous, on a fini le 15 décembre. Le deuil est fait. Mais contrairement à nos collègues, nous, on survit au dernier épisode. Et quand les gens nous demandent si on va continuer, je réponds toujours que c'est eux qui vont décider...

Vous voulez y aller?

  • Quoi: Richard, le polichineur d'écritoire
  • Quand: du 8 au 10 février
  • : Les Gros Becs
  • Billets: 19,50 $
  • Info: www.lesgrosbecs.qc.ca

  • Quoi: Le Caboose Band
  • Quand: 9 mai à 20h
  • : salle Albert-Rousseau
  • Billets: entre 46 $ et 51 $
  • Info: sallealbertrousseau.com

Les marionnettes en vitrine

Avec le spectacle Pour en finir avec... (Photothèque Le Soleil, Yan Doublet) - image 4.0

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Photothèque Le Soleil, Yan Doublet

Voilà une bonne raison d'aller faire du lèche-vitrine dans la métropole. En marge du 12e Festival de Casteliers, qui investira plusieurs scènes montréalaises du 8 au 12 mars, des marionnettes de toutes tailles s'inviteront également dans les vitrines d'une vingtaine de commerces de l'arrondissement Outremont. Cette année, les créations du marionnettiste de Québec Pierre Robitaille seront à l'honneur dans ce parcours-exposition : plus de 70 d'entre elles éliront domicile sur les avenues du Parc, Bernard et Van Horne du 13 février au 12 mars. Cofondateur du théâtre Pupulus Mordicus, Pierre Robitaille peaufine l'art de la marionnette depuis une trentaine d'années. On pourra bientôt le voir à l'oeuvre dans la pièce Les véritables aventures de Don Quichotte de la Mancha, qui s'installera au Périscope le 21 février.

Un goût de Kinshasa à Lévis

La comédienne Gisèle Kayembe... (Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve) - image 6.0

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La comédienne Gisèle Kayembe

Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve

Une expérience multisensorielle attend les spectateurs lévisiens avec la visite de Bibish de Kinshasa. Présentée en clôture du dernier Carrefour international de théâtre, la pièce mise en scène par Philippe Ducros loge quelque part entre l'adaptation scénique d'un roman (Samantha à Kinshasa de Marie-Louise Bibish Mumbu), le talk-show, la conférence sociopolitique et la soirée à la bonne franquette, où l'on cuisine en sirotant un verre. Sur les planches, la comédienne Gisèle Kayembe interprète plusieurs personnages de cette histoire teintée autant d'un amour du Congo que d'un besoin d'exil, alors que l'auteure et le metteur en scène se permettent d'interrompre le récit pour le remettre en contexte, tout en concoctant un plat traditionnel qui sera ensuite partagé avec le public. À L'Anglicane le 9 février

Portes ouvertes à RIDEAU

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L'île aux sabots

Martin Blache

Grande foire des arts de la scène, la Bourse RIDEAU envahira une nouvelle fois la capitale dans quelques jours. Quelques vitrines sont ouvertes gratuitement au public et les amateurs de théâtre ne seront pas en reste. Le 14 février, l'Acadien Christian Kit Goguen présentera au Capitole un extrait du spectacle La tour à Gilles, un solo alliant musique, théâtre et conte. Le même soir, les Productions des pieds des mains donneront au Grand Théâtre un avant-goût de leur relecture (utilisant la danse et les acrobaties) du Chemin des Passes-Dangereuses de Michel Marc Bouchard. Le lendemain, le Théâtre du Double Signe dévoilera au Grand Théâtre un extrait de la pièce L'île aux sabots de Patrick Quintal dans laquelle Louise Portal et Jean Maheux partagent les planches. Réservation gratuite à la billetterie des salles respectives.

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