Cinq questions à Olivier Normand

L'auteur et metteur en scène de la pièce... (Le Soleil, Yan Doublet)

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L'auteur et metteur en scène de la pièce Saint-Agapit 1920, Olivier Normand

Le Soleil, Yan Doublet

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(Québec) Inspirée de sa grand-mère, décédée il y a quelques années de la maladie d'Alzheimer, la pièce St-Agapit 1920 d'Olivier Normand explore l'idée de la mémoire et du temps qui fuit.

Du temps, l'auteur et metteur en scène n'en a justement pas trop de libre ces jours-ci. Il y a eu la mise en scène du spectacle de cirque Crépuscule et les répétitions de St-Agapit 1920, qui s'installe au Périscope mardi. Il y aura encore quelques allers-retours sur le Vieux Continent, alors qu'il prend la relève de Marc Labrèche dans Les aiguilles et l'opium de Robert Lepage. Et il y a aussi la préparation du Songe d'une nuit d'été, dont il signe la mise en scène et qui prendra l'affiche du Trident en janvier. Cet homme de théâtre fort occupé a quand même trouvé quelques minutes pour répondre à nos questions. 

Quel a été le point de départ de St-Agapit 1920?

La dernière fois que j'ai vu ma grand-mère, je lui ai demandé quel âge elle avait. Elle avait 90 ou 91 ans, mais elle m'a répondu : «J'ai 20 ans.» Ç'a été le premier déclic. On pense qu'on vieillit, mais au fond, on porte tous nos âges en nous. J'ai trouvé une série de photos où on la voyait à la cabane à sucre, autour de 20-22 ans. J'ai trouvé ça vraiment bizarre de la voir et de ne pas pouvoir dire à la jeune femme de la photo : «Tu ne sais pas que c'est déjà fini.» Je me suis demandé où va tout ce temps qui passe et ce qui reste au bout de tout ça. 

2 Ce sont des sensations difficiles à représenter concrètement...

On a essayé de trouver par quel bout on pouvait aborder tout ça. J'ai fait des entrevues dans un centre pour personnes âgées à Saint-Agapit. Je trouvais difficile de dire à une dame de 88 ans : «Comment c'est quand on sait qu'il ne nous reste pas beaucoup de temps?» [...] Il y a une dame qui m'a parlé beaucoup. Quand je l'ai invitée à une répétition au printemps suivant, elle m'a dit : «Peut-être que je ne serai plus là au printemps.» Et là on a commencé à parler de ça. Elle est très lucide encore, mais j'ai observé que ce qu'il restait dans ses souvenirs, ce n'est pas tant de choses. Ce qui filtre à travers le reste, c'est des points plus marquants, des impressions... 

3 Qu'est-ce qui vous a poussé à inclure de la danse à votre pièce?

Je me rends compte dans le travail que je fais en danse ou avec le cirque que j'ai plus de facilité à exprimer des nuances avec le corps et avec le mouvement qu'avec les mots. On a vraiment essayé de mélanger ces deux langages-là et de les utiliser comme pour se donner plus de crayons de couleur. 

4 Avez-vous ressenti de la pudeur en voyant cette histoire très personnelle prendre vie sur scène?

C'est sûr que quand ma famille est venue, ç'a été un peu confrontant. Mais après, le fait que ce soit personnel, ça fait que le point de départ est riche. Souvent, quand on fait des discussions avec le public après une représentation, les gens s'interrogent sur comment on fait pour apprendre le texte ou des choses comme ça. Mais quand on a présenté la pièce à Premier Acte, ça rebondissait vite sur l'histoire d'une mère ou d'une grand-mère... Quand le point de départ est riche, ça donne plusieurs fils sur lesquels on peut s'accrocher. 

5 Avec tous les projets qui se bousculent, vous trouvez assez de place dans votre tête pour organiser tout ça?

Dans ma tête, ce n'est pas trop pire. C'est comme des petits tiroirs séparés, donc ça ne va pas trop mal. C'est plus dans l'horaire que c'est compliqué!

Vous voulez y aller?

  • Quoi: St-Agapit 1920
  • Quand: du 18 au 29 octobre
  • : Théâtre Périscope
  • Billets: 22 $ en prévente, 35 $ à partir du 18 octobre
  • Info.: www.theatreperiscope.qc.ca

Envol et questionnements aux Gros Becs

Inspirée de sa grand-mère, décédée il y a quelques années de la... (David Cannon) - image 4.0

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David Cannon

Alors que le Théâtre du Gros Mécano célébrera ses 40 ans le 1er novembre, un tout nouveau spectacle investira les planches des Gros Becs quelques jours avant. Coproduite avec la compagnie Code Universel et diffusée en collaboration avec La Rotonde, Nous ne sommes pas des oiseaux? propose aux spectateurs âgés de cinq ans et plus une rencontre entre le théâtre, la danse et la vidéo interactive. Au coeur du projet, une question à la fois simple et infiniment complexe d'un enfant à sa mère : «D'où je viens?». Daniel Bélanger, Maryse Damecour, Jean-François Duke, Valérie Laroche et Eve Rousseau-Cyr se partagent la scène dans cette pièce signée par Carol Cassistat et Daniel Bélanger. Nous ne sommes pas des oiseaux? est présentée aux Gros Becs du 19 au 30 octobre.

Le retour de l'abonnement croisé

 

Inspirée de sa grand-mère, décédée... (Stéphane Bourgeois et Hélène Bouffard) - image 7.0

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Stéphane Bourgeois et Hélène Bouffard

Les derniers mois ont vu plusieurs changements à la direction artistique des théâtres de Québec : Marie-Hélène Gendreau s'est installée au Périscope, Michel Nadeau à La Bordée et Jean-Philippe Joubert aux Gros Becs. Mais une initiative à laquelle ont contribué leurs prédécesseurs s'inscrit dans la continuité : pour une deuxième année, les amateurs de théâtre pourront se procurer un abonnement croisé qui leur permettra de voir une pièce dans cinq établissements (Le Trident et Premier Acte sont aussi de la partie) de la ville. Le carnet de six billets (une entrée double pour un adulte et un enfant est offerte aux Gros Becs) est vendu 125 $ à la billetterie de chacun des théâtres. Plus de détails au www.abocroise.com

Vie nocturne et théâtre au bar

Premier Acte quittera momentanément ses murs de l'avenue de Salaberry au début novembre afin de convier ses spectateurs au bar Le Quartier de Lune, dans Limoilou... La raison? Le propos de la pièce Envies cadre peut-être mieux dans un débit de boisson que dans une salle conventionnelle. Et il n'est pas pour les chastes oreilles, selon ce qu'on a pu entendre au lancement de la saison de Premier Acte. Décrite comme un «cabaret érotique», la pièce de Samantha Clavet donne la parole à Stacy et Catherine : une qui «aguiche» et qui «jouit fort», l'autre qui «raconte les gens derrière le sexe», nous dit-on. Envies est une proposition du Théâtre Escarpé qui, selon sa description, «s'engage à déstabiliser». La pièce est présentée du 1er au 5 novembre au bar Le Quartier de Lune...

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