Cinq questions à... Bruno Bouchard

Philippe Lessard Drolet, Bruno Bouchard et Pascal Robitaille... (Le Soleil, Patrice Laroche)

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Philippe Lessard Drolet, Bruno Bouchard et Pascal Robitaille du Théâtre Rude Ingénierie, accompagnés du concepteur vidéo Alexandre Berthier (deuxième à partir de la droite).

Le Soleil, Patrice Laroche

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(Québec) Dans une grande chorégraphie multidisciplinaire alliant le théâtre miniature, la musique et la vidéo, Dreamland du Théâtre Rude Ingénierie (TRI) ouvre la saison du Périscope de singulière façon. Inspiré du parc d'attractions qui a animé Coney Island au début du XXe siècle et porté par une réflexion sur les espaces urbains collectifs, le spectacle immersif en 12 tableaux invite les spectateurs à déambuler autour d'une «île» où une cinquantaine de machines créent du bruit qui devient musique et des mouvements filmés et diffusés en direct. Visite dans les coulisses de Dreamland avec Bruno Bouchard du TRI.

1  Qu'est-ce qui vous a mené à travailler sur l'histoire de Coney Island?

C'est d'abord la puissance énigmatique qui réside dans l'histoire naturelle de ce lieu-là, qui est passé de l'endroit le plus magnifique au monde à l'endroit le plus épeurant. Des millions de personnes pouvaient se réunir là et ensuite, il n'y avait plus personne. C'est fascinant, c'est vibrant de poésie. Il n'y a plus personne sur Terre qui a vécu cette époque de 1900-1910. Ça tient de l'imaginaire collectif. C'était un lieu permissif, où tu allais rencontrer tes vices, tes péchés. C'était un endroit complètement éclaté et ultra-multidisciplinaire. Mais en même temps que c'était magique et que ça parlait du rêve, on se rendait compte que derrière, c'était du carton-pâte, que ça tenait avec des poutres, que c'était des machines... Et que ça avait au fond été pensé pour faire de l'argent.

2  Quel a été le plus grand défi dans la création de Dreamland?

C'est une réflexion artistique et cette multidisciplinarité a été un grand défi. L'écriture multidisciplinaire, c'est un fragile équilibre. Tout le travail en temps réel, la vidéo live, la création de la musique live... Et on se rend compte que de travailler avec les objets, c'est de très longue haleine. Tu as beau avoir une idée, l'objet va décider ce que lui veut faire. Et là, c'est à toi de retourner écrire. On l'a présenté au Mois Multi et à l'Usine C. Mais ce qu'on va faire au Périscope, c'est une nouvelle proposition. Ç'a beau être la même machine, on continue à développer notre façon d'écrire avec ça et à avancer artistiquement avec ce projet-là.

3  Difficile de poser une étiquette sur le projet...

C'est un genre imaginé avec instinct et passion. Je pense qu'on ne reproduit rien de ce qu'on a déjà vu.

4  Rien n'est préenregistré dans ce spectacle?

Tout est live. C'est le défi qu'on se lance. C'est le propre de notre théâtre. On parle beaucoup d'un théâtre d'action. Ce n'est pas un théâtre traditionnel ni un théâtre d'acteurs. Il y a des gens qui touchent à la comédie, à la performance, à la danse ou à la musique. C'est un théâtre de choses qui sont faites au moment présent. Il est là, le ballet.

5  Faire passer le public de l'observation de vos machines à l'émotion du récit, ça se chorégraphie aussi?

C'est vraiment le genre d'événement où tu vas choisir ton focus. Tu vas choisir ta sensibilité aussi. Il y a des enfants qui sont venus voir. Ils aimaient beaucoup pouvoir comparer le vrai et l'amplifié et aussi pouvoir choisir leur état de spectateur : plus actif ou plus passif. C'est effectivement une expérience.

Vous voulez y aller?

  • Quoi: Dreamland
  • Quand: du 20 septembre au 8 octobre
  • : Théâtre Périscope
  • Billets: 35 $ (22 $ avant le 20 septembre)
  • Info.: www.theatreperiscope.qc.ca

Sur les planches

Gloucester: faux Shakespeare, vraie comédie

Les auteurs Jean-Guy Legault et Simon Boudreault et... - image 4.0

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Les auteurs Jean-Guy Legault et Simon Boudreault et la metteure en scène Marie-Josée Bastien

On nous promet rien de moins qu'un «délire shakespearien» pour la rentrée automnale de La Bordée. Faux Shakespeare, mais vraie comédie, Gloucester de Simon Boudreault et Jean-Guy Legault voit grand : 10 comédiens y interprètent 75 personnages dans une soupe absurde où l'univers du grand Will - personnages et scènes mythiques - est passé à la moulinette. Ici un peu de Hamlet, là un clin d'oeil à Othello, à Macbeth, au Roi Lear ou à Henri IV. Marie-Josée Bastien signe la mise en scène de cette pièce dont l'objectif semble clair : prouver qu'entre la tragédie et la comédie, il n'y a parfois qu'une ligne. Et qu'elle se traverse souvent d'irrévérencieuse manière. Gloucester est présentée à La Bordée du 20 septembre au 15 octobre. 

Doggy dans gravel: pas peur des mots

Le programme parle d'une «fable grotesque» qui «laisse transparaître l'état d'urgence dans lequel vit la génération Y». On pourrait presque qualifier cette description d'euphémisme si l'on se fie à l'extrait de Doggy dans gravel présenté au lancement de saison de Premier Acte et à la vidéo mise en ligne par le théâtre. Dans une langue crue (voire carrément vulgaire), aussi rythmée que punchée, Olivier Arteau (qui signe le texte et la mise en scène) convie le spectateur dans un exercice de style qui fait ses choux gras des habitudes, excès et stéréotypes véhiculés par un groupe de jeunes dans un après-bal. La pièce ne fait pas dans la dentelle, mais a touché la cible lors de sa présentation dans la métropole : on lui a décerné le Mainline Creativity Award au festival Fringe de Montréal. Doggy dans gravel prend l'affiche de Premier Acte du 13 septembre au 1er octobre.

Drôle de couple: prolonger l'été

Martin Drainville dans la comédie Drôle de couple... - image 8.0

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Martin Drainville dans la comédie Drôle de couple

Si la saison chaude tire malheureusement à sa fin, un parfum estival risque d'envahir la salle Albert-Rousseau quand la comédie Drôle de couple (qui a passé l'été au Théâtre du Vieux-Terrebonne) y fera escale. Mettant en vedette Martin Drainville et Luc Guérin, la pièce mise en scène par Édith Cochrane propose une adaptation bien québécoise de la comédie The Odd Couple de Neil Simon, incarnée au grand écran par Walter Matthau et Jack Lemmon. Nous nous retrouvons donc dans le Montréal de 1965, alors que deux amis aux personnalités diamétralement opposées se retrouvent à cohabiter lorsque l'un d'eux voit son mariage s'effondrer. Drôle de couple s'installe à la salle Albert-Rousseau du 15 au 17 septembre.

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