Le placard: un peu douteux, mais attendrissant

Le personnage bien campé par Bertrand Alain (à... (Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve)

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Le personnage bien campé par Bertrand Alain (à gauche) propose un plan tiré par les cheveux à François Pignon, attendrissant sous les traits d'Hugues Frenette dans Le placard.

Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve

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(Québec) CRITIQUE / Malgré sa prémisse douteuse (un comptable qui laisse croire qu'il est homosexuel pour garder son emploi) et un florilège de jeux de mots à la drôlerie variable, Le placard amuse et éveille notre empathie, notamment grâce au talent des acteurs qui forment la distribution.

Si un montage photo où on le voit en cuir les fesses nues près d'un homme qui les saisit ne permettait pas à François Pignon d'être réembauché dans une usine de transformation de plastique dont le produit vedette est le préservatif et dont une bonne partie de la clientèle est dans la communauté LGBT, il n'y aurait pas d'histoire. Le raisonnement tiré par les cheveux fait partie de l'univers décalé de Francis Weber, dont le Théâtre Voix d'accès a fait son auteur de prédilection.

Contrairement à L'emmerdeur, dont les rouages narratifs et comiques semblaient calqués sur ceux du Dîner de cons, Le placard nous présente un François Pignon qui a pour seul défaut d'être un peu trop beige et un peu trop gentil. Sous les traits d'Hugues Frenette, l'oeil triste à souhait et gentiment ingénu, l'homme est attendrissant et porte une part de drame.

Il est entouré d'acteurs chevronnés, dont Bertrand Alain, qui n'a plus de preuve à faire en comédie, et dont l'acuité en ex-psychologue de compagnie est savoureuse. Charles-Étienne Beaulne campe un directeur du marketing juste, en contrôle, qui nous fera rire à quelques reprises, alors que Jack Robitaille incarne avec flegme le patron trop direct et racoleur.

Alexandrine Warren et Joëlle Bourdon  s'en tirent bien pour camper les filles du bureau, malgré les répliques «en même temps» qui semblent un peu plaquées. Patric Saucier, en macho mal dégrossi à l'esprit fermé, mais finalement facilement ébranlable, joue plus gros que la moyenne, mais c'était difficile à éviter avec le type de répliques dont il a hérité.  

Décor massif

Nicolas Létourneau signe une première mise en scène assez réussie en ce qui a trait à la direction d'acteurs (il faut dire qu'il en avait de bons sous la main), mais on se questionne un peu sur le choix d'un décor si massif, dont une pièce - le bureau de Pignon - est à peine utilisée. Aussi, une scène de séduction entre Frenette et Warren est difficile à voir pour les spectateurs placés au parterre, à cause de la hauteur de la scène du Petit Champlain, dont on ne semble pas avoir tenu compte. 

Sinon, on ne manque pas une réplique, plusieurs mimiques sont impayables, les mouvements sont bien pensés, mais l'enchaînement de tout cela aurait pu avoir un peu plus de rythme.

Le placard est présenté du mercredi au samedi à 20h au Théâtre Petit Champlain, jusqu'au 26 août.




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