Le Concierge: convaincante comédie

Le jeu des comédiens y est pour beaucoup... (Luc Lavergne Photographe)

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Le jeu des comédiens y est pour beaucoup dans le plaisir que l'on prend à suivre Le Concierge, présentée au théâtre Beaumont Saint-Michel.

Luc Lavergne Photographe

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(Québec) CRITIQUE / Une comédie d'été par laquelle on est surpris, avec de bons comédiens, un suspense et sans blagues douteuses, c'est possible? Apparemment oui! Le Concierge, présenté cet été à Beaumont Saint-Michel, est une agréable surprise, une convaincante comédie avec plusieurs répliques savoureuses, des personnages colorés et plausibles et des rebondissements habiles.

La comédie d'Éric Assous est présentée dans une adaptation québécoise de Michel Poirier, qui signe aussi la mise en scène. Ce dernier n'en est pas à sa première adaptation, et ça paraît : quelques référents québécois, mais rien qui semble plaqué, des répliques qui coulent et des blagues efficaces, toujours intégrées à la trame narrative.

L'action se déroule dans les bureaux de la maison d'édition d'Évelyne (Nathalie Mallette), qui emploie Patrice (le directeur des finances et son nouveau chum, joué par Antoine Durand), Cynthia (la réceptionniste interprétée par Stéphanie Crête-Blais), Gaétan (du comité de lecture, joué par Jonathan Gagnon) et Guillaume (le messager à patins à roulette, interprété par Mathieu Richard).

Lorsque Jean-Pierre (Sylvain Marcel), l'ex-mari manipulateur et narcissique d'Évelyne, vient lui quémander un emploi, tout se met à débouler. La vengeance un peu vaine annoncée dans le synopsis n'est qu'un des paramètres d'une histoire qui est finalement une saga familiale, une chasse aux hypocrites et un feu roulant de révélations, auquel contribuera Véronique (Valérie Laroche), l'auteure d'une autobiographie intitulée Portrait d'un salaud.

Le jeu des comédiens y est pour beaucoup dans le plaisir que l'on prend à suivre cette histoire. Sylvain Marcel, malgré un jeu un peu plat dans la première scène et une manière de dire les répliques comme s'il ne se les était pas encore complètement appropriées, incarne ensuite un manipulateur en plein contrôle de ses moyens, qui sait en peu de mots et avec quelques regards bien placés ne laisser aucun doute sur sa ruse et ses intentions. On finit par s'y attacher, ce qui n'est pas peu dire.

Outre quelques petites pointes d'hystérie (justifiées), Nathalie Mallette interprète une vengeresse en plein contrôle de ses moyens, beaucoup plus crédible que l'illuminée qu'elle incarnait dans La nuit sera chaude, il y a deux ans.

Les apparitions de Jonathan Gagnon sont particulièrement réjouissantes. Son Gaétan excessif, mais étrangement crédible, fait rire à tout coup. Il incarne tout à fait l'adage qui dit qu'il n'y a pas de petits rôles au théâtre. Idem pour Mathieu Richard, qui relève le défi de jouer en patins à roulettes, tout en nous faisant croire à son personnage de jeune flanc mou candide.

Le décor de Vanessa Cadrin, comme toujours à Beaumont Saint-Michel, est d'un réalisme et d'une qualité impeccable. La soirée passe vite, il faut dire que la deuxième partie dure seulement 30 minutes.

La pièce est présentée du mardi au samedi jusqu'au 2 septembre au théâtre Beaumont Saint-Michel.

Info : theatrebeaumontstmichel.com




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