«Une grosse année» pour le Carrefour de théâtre

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(Québec) «Une grosse année.» En trois mots, voilà le résumé qu'avancent les directrices du Carrefour international de théâtre au terme de sa 18e présentation. Avec un parcours déambulatoire renouvelé, l'accueil de deux grosses productions et un taux d'occupation des salles évalué à 84 %, les objectifs de Dominique Violette et Marie Gignac ont été atteints, voire dépassés.

«C'est sûr que l'année de création d'un nouveau parcours, c'est gros. Et on avait de gros shows en plus», note d'emblée la directrice artistique du Carrefour, Marie Gignac, à propos du spectacle Des arbres à abattre du metteur en scène polonais Krystian Lupa et du collage de textes de Nelly Arcan La fureur de ce que je pense, qui ont coup sur coup occupé la salle Louis-Fréchette du Grand Théâtre. 

«C'était voulu, c'est un choix qu'on avait fait, ajoute la directrice générale du festival, Dominique Violette. Ça faisait quelques années qu'on n'avait pas fait de grands spectacles. [Par rapport à l'an dernier], on avait 30 % plus de sièges. Si on a pu aller chercher notre 84 % d'occupation avec 30 % plus de sièges, c'est parce que ç'a bien été.»

Des arbres à abattre... (Photothèque Le Soleil, Yan Doublet) - image 2.0

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Des arbres à abattre

Photothèque Le Soleil, Yan Doublet

Activité phare du Carrefour de théâtre, le parcours déambulatoire Où tu vas quand tu dors en marchant...? a été présenté cette année dans une toute nouvelle mouture, sur la Colline parlementaire. «Changer de lieux, c'est toujours un gros défi, évoque Dominique Violette. Et je pense que d'une création à l'autre, c'est toujours un peu plus gros. Les idées des artistes sont de plus en plus élaborées et cette année, les lieux étaient quand même exigeants. Il y avait beaucoup de conditions à prendre en compte qui étaient difficiles.»

Le vent, notamment, a donné du fil à retordre aux artistes et aux équipes techniques. «On a été chanceux parce qu'il y a eu plusieurs soirées où le vent est tombé. Mais ça aurait pu dégénérer. Dimanche, quand on a démonté, c'était extrême», indique Mme Violette.

La fureur de ce que je pense... - image 3.0

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La fureur de ce que je pense

Les chiffres d'achalandage d'Où tu vas... seront connus ultérieurement, mais selon la directrice générale du Carrefour, le public a une nouvelle fois répondu nombreux à l'invitation dans des lieux - comme la cour intérieure de l'Édifice Marie-Guyart ou le parc de l'Amérique-Française - qui peuvent accommoder de vastes auditoires. «J'ai hâte de voir les données. Tous nos samedis soirs, on a eu de très grosses foules», observe-t-elle.

La directrice artistique et la directrice générale du... (Le Soleil, Erick Labbé) - image 4.0

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La directrice artistique et la directrice générale du Carrefour international de théâtre, Marie Gignac et Dominique Violette

Le Soleil, Erick Labbé

Coordonnée par le metteur en scène Alexandre Fecteau, cette version du parcours déambulatoire sera reprise l'an prochain, qui marquera aussi l'échéance d'une entente de financement avec la Ville. En 2015, l'administration Labeaume avait octroyé une enveloppe de 3,6 millions $ au Carrefour pour l'organisation de l'activité jusqu'en 2018. Reste à voir si le partenariat sera renouvelé. 

«Ce sont des choses qu'il va falloir développer l'année prochaine. Nous, on veut continuer. Il y a un plus pour le festival là-dedans... Et il y a un plus pour le public aussi», exprime Dominique Violette. «Eux, ils considèrent ça comme un événement signature, ajoute Marie Gignac. C'est assez unique. En tout cas au Québec...»

***

Enfin Murmures des murs!

Victime de malchances et d'annulations successives en 2015 et en 2016, le spectacle Murmures des murs de Victoria Thierrée-Chaplin a finalement vaincu le mauvais sort à La Bordée cette année... Au grand soulagement des organisateurs du Carrefour international de théâtre, mais aussi de la troupe basée à Paris. «Ils étaient nerveux au début, raconte Marie Gignac. Ils sentaient des attentes, un peu de pression. Quand tu te reprends trois fois... Ils se cachaient un peu avant la première.» L'équipe de Murmures de murs - son interprète principale Aurélia Thierrée en tête - a été chaudement ovationnée par le public de Québec. «Après elle était vraiment très heureuse, reprend Mme Gignac. Elle était contente, c'était livré. Elle était très reconnaissante qu'on se soit acharné. Et le public aussi était content. J'ai croisé beaucoup de gens qui m'ont dit que ça avait valu la peine d'attendre trois ans!»




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