Un faible degré d'originalité: en dehors de la boîte

Antoine Defoort propose avec Un faible degré d'originalité... (Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve)

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Antoine Defoort propose avec Un faible degré d'originalité une conférence-spectacle très ludique autour du sujet du droit d'auteur.

Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve

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(Québec) CRITIQUE / Les anglophones ont une expression pour décrire ce genre de démarche: «Think outside the box». Faire sortir la pensée de la boîte, c'est littéralement ce que fait Antoine Defoort dans Un faible degré d'originalité, présenté au Carrefour international de théâtre.

Avec ses complices de la compagnie l'Amicale de production, le Français avait fait escale dans la capitale en 2014 le temps de présenter le déjanté Germinal au Carrefour. Le voilà de retour fin seul sur la scène du Périscope, avec un spectacle-conférence articulé autour du principe du droit d'auteur. Un sujet qui paraît d'emblée complexe, voire lourd, mais décortiqué de ludique manière par ce verbomoteur à la gestuelle bien dégourdie. 

Antoine Defoort peaufine ici l'art de réfléchir hors du cadre et de nous amener, l'air de rien, là où l'a poussé sa réflexion. Le point de départ de la rencontre: le film Les parapluies de Cherbourg, qu'il affectionne particulièrement et dont il prend plaisir à réinterpréter les airs (on a d'ailleurs droit à quelques extraits...). Si bien que l'idée est venue de monter une adaptation théâtrale du film de Jacques Demy.

Defoort nous raconte avoir frappé un mur lorsque les héritiers du réalisateur décédé en 1990 ont refusé de lui céder les droits. Et c'était finalement tant mieux pour lui: de ce «refus providentiel» est née l'opportunité de justement monter le spectacle sur les droits d'auteur qui lui trottait dans la tête. Voilà, la table est mise pour une «randonnée conceptuelle» visant à dissiper le «brouillard juridique» et la «brume philosophique» entourant le sujet. 

De l'invention de l'imprimerie à la révolution Internet, des préoccupations de Diderot à la «rocambolesque saga» entourant la succession de Ravel, du couteau x-acto symbolisant le privilège de l'auteur sur son oeuvre au biscuit Whippet illustrant les ressources rivales - on salue au passage l'adaptation québécoise des références et de quelques principes de loi -, Antoine Defoort multiplie les détours dans cet exposé où chaque réponse ouvre la porte sur une autre question. 

Fin bricoleur

Un brin hyperactif notre comédien-conférencier construit son argumentaire en se donnant lui-même la réplique ou en s'offrant des traductions en (presque) simultané, notamment dans cette savoureuse reconstitution de la naissance du copyright dans le Londres du XVIIIe siècle.

Fin bricoleur, Antoine Defoort matérialise à partir de trois fois rien des concepts pas nécessairement faciles à expliquer. Quelques boîtes de carton, un rouleau de ruban adhésif et le tour est joué... Jusqu'à la prochaine interrogation!

Un faible degré d'originalité est présenté de nouveau au Périscope jeudi et vendredi à 19h.




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