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Encore une fois, si vous permettez: célébrer la mère et la muse

En vedettes dans la pièce Encore une fois,... (fournie par le Théâtre Jean Duceppe, Caroline Laberge)

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En vedettes dans la pièce Encore une fois, si vous permettez, de Michel Tremblay, Henri Chassé prête sa voix sa voix au narrateur à différents âges alors que Guylaine Tremblay joue le rôle de Nana, quintessence de la figure maternelle.

fournie par le Théâtre Jean Duceppe, Caroline Laberge

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(Québec) CRITIQUE / Hommage ultime à une mère et une muse, Encore une fois, si vous permettez, de Michel Tremblay s'offre cette année un tour du Québec. Guylaine Tremblay reprend ici le personnage de Nana, d'abord porté par la regrettée Rita Lafontaine. Et elle y trouve un rôle à la hauteur de son talent... et de son immense pouvoir d'attraction.

Près de 20 ans après sa création, la pièce reprise chez Duceppe au printemps dernier dans une mise en scène de Michel Poirier nous ramène au coeur de savoureux dialogues mère-fils enracinés dans les souvenirs de jeunesse de leur l'auteur. Henri Chassé prête habilement vie au narrateur à différents âges (entre 10 et 20 ans). Présence statique dans un décor évoquant l'incontournable salle à manger familiale, il sert de pivot, de lien, mais aussi de faire valoir. Parce que la vraie vedette de cette pièce, c'est bien sûr Nana, quintessence de la figure maternelle à laquelle Guylaine Tremblay se donne sans compter.

Exubérante, ratoureuse, passionnée, drôle et touchante : c'est une Nana plus grande que nature et truculente au possible qu'incarne la comédienne chouchoute des Québécois. On reconnaît certes un air de famille avec le personnage de Rose Ouimet qu'elle a campé il y a quelques années dans Les belles-soeurs. Avec plusieurs couches supplémentaires de profondeur. 

Dans la peau de cette femme de tête, de coeur et de verbe, Guylaine Tremblay monopolise l'espace et l'attention. Elle récolte des éclats de rire bien francs lorsqu'elle gronde son fils en multipliant les exagérations, lorsqu'elle mime à grand renfort de gestes lourdauds le ridicule récital de danse d'une nièce ou qu'elle pousse la note pour tourner en dérision l'amour de Fernandel du beau-frère. Mais elle sait aussi nouer les gorges lorsqu'elle évoque ses craintes de mère (ou simplement de femme) en fin de parcours, quand la maladie s'invite dans ce duo à la touchante complicité. Le public de la salle Albert-Rousseau lui a fait un triomphe lors de la représentation de lundi. L'actrice n'avait pas eu le temps de prononcer ses dernières répliques que les applaudissements fusaient déjà. 

Éminemment drôle, mais aussi très tendre, Encore une fois, si vous permettez se veut un hommage à la mère. Mais la pièce se déploie aussi comme une émouvante ode à la culture, à la lecture, à l'importance de l'imaginaire pour embellir le quotidien. C'est ce legs que Michel Tremblay a voulu célébrer avec ce texte. Et dans ce décor épuré installé sur des piles et des piles de livres, le constat est d'autant plus mis en valeur. 

La tournée de la pièce Encore une fois, si vous permettez, se poursuivra jusqu'à la fin de l'année. Une supplémentaire à la salle Albert-Rousseau est prévue le 2 octobre, mais le spectacle fera d'ici là escale aux quatre coins du Québec. Détails au duceppe.com.




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