Monsieur Ibrahim et les fleurs du Coran: hymne à la tolérance

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La pièce Monsieur Ibrahim et les fleurs du Coran met en scène un narrateur et plusieurs personnages, tous rendus par un seul interprète, Éric-Emmanuel Schmitt.

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(Québec) CRITIQUE / La salle Albert-Rousseau était remplie à pleine capacité dimanche après-midi pour accueillir le réputé auteur Éric-Emmanuel Schmitt et sa pièce Monsieur Ibrahim et les fleurs du Coran, dans laquelle il endosse ses habits de comédien pour interpréter, seul en piste, tous les personnages d'une belle histoire d'amour, de tendresse et de tolérance.

Il faut savoir que depuis trois ans et demi, le dramaturge et romancier joue lui-même sur scène le texte qu'il a écrit en 1999 et dont le roman est paru en 2001. L'histoire n'est donc pas nouvelle et même plutôt connue, ayant aussi été adaptée au cinéma en 2003 avec l'acteur Omar Sharif (décédé l'an dernier), qui a d'ailleurs reçu le César du meilleur acteur pour le monsieur Ibrahim du titre.

L'histoire est celle de Moïse, dit Momo, garçon juif de 12 ans, et de son amitié avec le vieil épicier arabe de son quartier parisien. Le récit prend place dans les années 60, mais les thèmes abordés sont tellement universels et intemporels, qu'il «résonne» autant si on l'imagine se passant il y a 50 ans qu'il y a deux semaines (surtout en cette ère «trumpienne», ajouterons-nous). Les connaisseurs y verront également un clin d'oeil (volontaire) à La vie devant soi, de Romain Gary.

Momo, aujourd'hui adulte, revisite son enfance d'enfant privé d'amour et abandonné par sa mère et de sa vie avec un père amer et distant. Surtout, il raconte la touchante histoire d'amour sincère qui se développera entre le gamin (lui-même) qui vole des conserves et l'épicier d'à côté «victime» des larcins, monsieur Ibrahim. Au fil de leur relation, le commerçant musulman transmettra au garçon (sans morale et sans prêchi-­prêcha) des valeurs d'amitié, d'amour et de tolérance, qui auront façonné l'homme qu'il est devenu.

Le seul interprète

La pièce Monsieur Ibrahim et les fleurs du Coran met en scène un narrateur et plusieurs personnages, tous rendus par un seul interprète, Éric-Emmanuel Schmitt. Celui qui raconte est donc Momo, mais d'autres personnages prendront vie sous nos yeux (monsieur Ibrahim, le père, la mère, etc.), tous personnifiés par M. Schmitt. L'auteur se glisse avec aplomb et une grande tendresse dans la peau de tous ces (ses) personnages, surtout (évidemment) Momo et monsieur Ibrahim.

Finalement, on a davantage l'impression d'assister à une lecture impressionniste d'une oeuvre par son créateur qu'à une pièce de théâtre «conventionnelle» présentant une performance grandiose, l'homme n'étant pas un acteur de métier, bien qu'il se tire très honorablement d'affaire seul sur scène. La pièce est aussi l'occasion unique d'une rencontre entre un auteur attachant et généreux et son public fidèle, ce qui n'est vraiment pas banal.

Monsieur Ibrahim et les fleurs du Coran portée par son auteur est en tournée au Québec jusqu'à la fin de l'année et sera de passage notamment à Sherbrooke (mardi), à Trois-Rivières (jeudi), à Montmagny (27 novembre) et à Baie-Comeau (13 décembre).

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