Festival du Jamais lu: embrasser l'inutile

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(Québec) Trois jours, une vingtaine d'auteurs de théâtre et une avalanche de mots nouveaux. Pour une sixième année, le Festival du Jamais lu fera la part belle à des textes tout neufs - voire encore en chantier - du 8 au 10 décembre, lors d'une série de lectures publiques tenues au Périscope. Des prises de parole célébrées... Mais qui ne revendiquent pas moins leur «inutilité».

Cette année, le rendez-vous dramaturgique a choisi comme ligne directrice le thème «Échapper à l'utile». Sa directrice artistique, Marianne Marceau, l'avoue d'emblée : comme le sport professionnel ou l'ensemble des arts, le théâtre n'est pas «utile», au sens qu'il ne répond à aucun besoin fondamental. «Pourtant, l'inutile, c'est ce qui alimente le plus vivement notre fascination», croit-elle.

«C'est comme si l'utile devenait un piège, un frein, un poids, ajoute-t-elle; j'ai eu envie qu'on y échappe.»

Le coup d'envoi du festival a été confié à Olivier Arteau-Gauthier, à qui l'on doit notamment le percutant Doggy dans Gravel présenté cet automne à Premier Acte. Le 8 décembre dès 18h, il débarquera au Jamais lu avec le texte Le cri des méduses, décrit comme une «partition à six voix qui traite du mutisme». Denis Plante et Samuel Corbeil serviront ensuite la lecture intégrale de leur dernière création : le premier revisite le genre du mélodrame avec Tonka et le second allie son côté mélomane à son rôle d'auteur dans Costaud.

Le lendemain, le spectacle baptisé L'accélérateur de particules ouvrira une fenêtre sur cinq oeuvres en chantier, qui seront signées Jean-Denis Beaudoin, Amélie Laprise, Pascale Renaud-Hébert, Dayne Simard, ainsi que Danielle Le Saux-Farmer et André Robillard.

Comédie musicale

Le 10 décembre, la soirée de clôture promet une rencontre festive, mais certainement aussi un peu cinglante, alors que Joëlle Bond et Marianne Marceau présenteront rien de moins qu'une comédie musicale inspirée de la série Chambres en ville, qui a fait un tabac dans les années 90.

«L'idée est venue quand on se questionnait sur ce que l'utile veut dire dans notre domaine, explique Marianne Marceau. Ça veut dire le profit, ça veut dire d'éviter les risques en faisant quelque chose de connu, d'attendu. Quelque chose qui a déjà eu du succès avant. On s'est demandé ce qui n'avait pas encore été exploité, qui serait drôle, qui porterait l'absurdité de ce procédé-là à son comble.»

Une dizaine d'auteurs (dont Marie-Josée Bastien, Jean-Michel Girouard, Olivier Morin et Marc-Antoine Marceau) signent donc des textes redonnant vie à Pete, Lola et Cie, lesquels se trouvent réunis un quart de siècle plus tard lorsque Louise, celle qui les a hébergés dans leur jeunesse, meurt tragiquement, happée par une souffleuse. De l'ironie et de la rigolade sont au programme, donc. Mais pas que ça. «On en profite pour prendre parole sur des enjeux actuels, qui vont avoir rapport avec la ligne éditoriale», ajoute Marianne Marceau.

Détails et programmation complète au www.jamaislu.com.

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