Bernard White emporté par un cancer fulgurant

Bernard White en 2008... (Photothèque Le Soleil)

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Bernard White en 2008

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(Québec) Le décès de Bernard White, dans la nuit de lundi à mardi, a causé une immense onde de choc dans la communauté théâtrale de Québec. Le polyvalent concepteur, qui est à l'origine de la scénographie et de l'éclairage de plusieurs pièces marquantes, était aussi reconnu pour son travail de création que pour ses qualités humaines. Il avait également fondé la compagnie Azur Créations avec sa conjointe, l'actrice et metteure en scène Nancy Bernier.

Le dramaturge Bertrand Alain a bien connu cet homme «discret, sérieux, mais avec un brin de folie», un collaborateur et un voisin de longues années rue des Franciscains, dans le quartier Montcalm. D'autres ont loué sa gentillesse et son intelligence. M. Alain se plaît à souligner qu'il était un bon père, très patient. Sa mort est «très cruelle», souligne-t-il.

Sur le plan professionnel, Bernard White a prêté ses talents à des oeuvres aussi diverses que La face cachée de la Lune (2001), de Robert Lepage, et la relecture de La guerre des tuques (2013) de Fabien Cloutier. Il n'hésitait pas à faire des incursions dans d'autres disciplines artistiques : il a collaboré avec la compagnie Le Fils d'Adrien danse pour Fluide (2012) et avec l'OSQ pour La symphonie des mille (2008).

Il était surtout reconnu dans le milieu pour être un «pionnier». «Bernard a été le premier à travailler à l'intégration des nouvelles technologies dans la scénographie [l'art d'agencer l'espace de la scène, notamment par les décors]. Ça offrait beaucoup de nouvelles possibilités, et il a influencé ses pairs», témoigne Bertrand Alain, tout en évoquant sa fascination pour le design, notamment le travail de Philippe Starck.

Avec Azur Créations, on retiendra l'exercice de son art dans Où tu vas quand tu dors en marchant...? 2, Lévis au Cube ou encore Vertiges sur les toits du musée. Bernard White enseignait aussi au Conservatoire de Québec, dont il était diplômé (1994).

Triste ironie, le créateur est décédé pendant la présentation du Carrefour international de théâtre de Québec. La représentation de ce soir de la nouvelle mouture d'Où tu vas... lui sera d'ailleurs dédiée. En souvenir du tableau «Jardin intérieur», qu'il avait créé avec Nancy Bernier, des bouquets de tulipes parsèmeront le parcours déambulatoire.

M. White, la jeune quarantaine, a succombé à un cancer fulgurant. Outre Mme Bernier, il laisse dans le deuil les deux enfants que le couple a adoptés, ses pairs et de nombreux spectateurs qui ont admiré son travail de l'ombre qui éclairait leur vie, l'espace d'un moment de communion.

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