Machine de cirque à La Bordée: une belle folie!

Voici la fameuse «machine», qui sert de base... (Le soleil, Erick Labbé)

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Voici la fameuse «machine», qui sert de base aux interprètes pour grimper, rouler, virevolter, plonger, se cacher...

Le soleil, Erick Labbé

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(Québec) Quelle belle idée que ce spectacle Machine de cirque de la jeune compagnie de Québec du même nom. Prouesses acrobatiques, moments théâtraux touchants et humoristiques : tout y est pour faire de cette production un succès.

Le Soleil a pu assister à la générale hier quelques heures avant la première. Nous avons été séduits par cette façon différente de présenter le cirque, cette habileté à intégrer acrobatie et jonglerie à une trame théâtrale. Même servir des verres d'eau devient un numéro de cirque!

Le début est marqué par la fin du monde. Quinze ans après l'apocalypse, les cinq protagonistes (Raphaël Dubé, Yohann Trépanier, Maxim Laurin, Ugo Dario et Frédéric Lebrasseur) se retrouvent seuls devant une immense machine, tentant tant bien que mal de l'utiliser pour reprendre contact avec d'autres humains. Cordes, poulies, roues de vélo, trapèze, planche coréenne et j'en passe sont tous partie prenante de la structure constituée d'échafauds. Cette «machine» servira tout au long du spectacle de base aux interprètes pour grimper, rouler, virevolter, plonger, se cacher, etc. Bref, elle est au coeur de Machine de cirque.

Le numéro de jonglerie (avec des quilles) impliquant les cinq hommes est enlevant. Celui du vélo est empreint de poésie, alors que celui des monocycles demande un équilibre hors du commun. L'avant-

dernier numéro est celui des serviettes de bain dans lequel les quatre hommes se partagent une serviette en essayant de ne pas dévoiler leurs parties intimes. Une idée géniale et hilarante. Dans la dernière partie, les artistes démontrent toute leur virtuosité avec un numéro de planche coréenne époustouflant. Le seul moment du spectacle qui serait à revoir est celui où l'un des artistes fait monter une personne du public sur scène. Rigolo, mais inutile au spectacle à notre avis.

Talent immense

Le spectacle ne serait pas le même sans la qualité des interprètes, qui sont à la fois drôles, touchants et coquins, sans oublier qu'ils effectuent du même coup des prouesses acrobatiques. Formés à l'École de cirque de Québec, Raphaël Dubé, Yohann Trépanier, Maxim Laurin et Ugo Dario sont non seulement des acrobates, mais aussi des comédiens qui excellent autant dans les numéros dramatiques - dont certains frôlent la poésie - qu'humoristiques. 

Le multi-instrumentiste Fred Lebrasseur complète ce groupe de joyeux lurons. Et il ne laisse pas sa place non plus! Parfaitement intégré au spectacle, il utilise des accessoires du cirque (roues, guidon de vélo, quilles, etc.) et bien d'autres objets comme instruments pour créer la trame musicale. Il y va même de quelques acrobaties. 

Il faut aussi souligner la créativité du directeur artistique Vincent Dubé qui revient ici avec beaucoup de doigté à un cirque plus authentique, brut, sans artifice. 

Folie créatrice et interprètes attachants : des éléments qui assureront certainement le succès du spectacle lors de ses représentations déjà prévues au Connecticut, à Montréal et en Allemagne. On prédit une longue vie à Machine de cirque. 

Le spectacle est présenté jusqu'au 24 mai à La Bordée.

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