La saison 2015-2016 du Trident ancrée dans la réalité

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La présentation de 1984 de George Orwell, en coproduction avec le théâtre Denise-Pelletier, permettra la présence d'acteurs montréalais, comme Maxim Gaudette, qu'on voit trop rarement ici.

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(Québec) Si la pertinence est le premier critère qui guide Anne-Marie Olivier dans la programmation, la directrice artistique du Trident a mis dans le mille avec sa prochaine saison fortement ancrée dans la réalité. Notamment en choisissant une relecture de 1984 de George Orwell, le XXIe siècle est celui de Big Brother ou il n'est pas, et une adaptation de L'orangeraie de Larry Tremblay, une saisissante fable sur la spirale du terrorisme au Moyen-Orient. Une saison 2015-2016 qui sera aussi marquée par la présence de Robert Lepage en marquis de Sade, rien de moins.

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Robert Lepage reviendra sur les planches du Trident dans la peau du marquis de Sade, dans les derniers mois de sa vie sulfureuse, dans Quills.

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L'arrivée d'Anne-Marie Olivier au Trident était synonyme de renouvellement. En concoctant cette deuxième saison complète, l'énergique et brillante femme de théâtre a maintenu le cap («on ne montera pas un Molière si le metteur en scène n'a pas quelque chose à dire d'important»), mais elle a procédé à quelques ajustements. Il y a eu des «enjeux structurels et monétaires» - comprendre : l'argent se fait plus rare. Mais elle a aussi tenu compte des commentaires sur la saison actuelle. «J'aime beaucoup discuter, ça nous fait avancer», explique-t-elle en entrevue au Soleil.

C'est un difficile numéro d'équilibriste de plaire aux fidèles abonnés, tout en renouvelant le public, «notre plus gros défi». La mise en scène de La république du bonheur en a décoiffé quelques-uns, cette année. «Je ne me sens pas mal. D'autant que c'est la pièce qui a vendu le plus de billets à l'unité, surtout des jeunes.»

Alors comment fait-on pour réaliser la quadrature du cercle? Des formes plus conventionnelles (avec des metteurs en scène exceptionnels) et un théâtre engagé. «Il y a une note plus politique que j'insère et ça ne plaît pas à tout le monde. Mais pour moi, c'est indissociable de faire du théâtre et de prendre la parole. Il y a des choses qui se négocient, d'autres qui sont non négociables», dit-elle en riant.

Deux coproductions

Comme programmer une pièce sur le totalitarisme, 1984. «Je suis tellement contente.» Cette nouvelle adaptation du classique d'Orwell est plus pertinente que jamais. «Big Brother est dans le creux de nos vies. C'est criant d'actualité.» La présentation est une coproduction avec le théâtre Denise-Pelletier, ce qui permettra la présence d'acteurs montréalais qu'on voit trop rarement ici comme Alexis Martin et Maxim Gaudette.

Même chose pour L'orangeraie (du 26 avril au 21 mai), adaptée par son auteur Larry Tremblay à la demande du metteur en scène Claude Poissant. «Ça va être subtil et raffiné. C'est un honneur de travailler avec Claude Poissant. Je suis contente que des acteurs de Québec puissent travailler sous sa direction. C'est important, ces échanges. Ça insuffle un vent nouveau.» Vincent-Guillaume Otis (Gabrielle, Série noire) sera de la distribution.

Le retour de Lepage

Parlant de rôle, c'est un acteur de Québec, et tout un, qui tiendra le haut de l'affiche dans Quills (12 janvier au 6 février). Robert Lepage est «un créateur de génie, mais on oublie à quel point c'est un interprète brillant». Six ans après Le dragon bleu, Lepage revient sur les planches du Trident dans la peau du marquis de Sade, dans les derniers mois de sa vie sulfureuse. Cette pièce, «c'est le diamant noir de notre saison». Elle a fait l'objet d'un film (Philip Kaufman, 2000) avec Geoffrey Rush dans le rôle-titre.

La saison comprend aussi deux comédies françaises, mais au ton très différent : Le dieu du carnage (15 septembre au 10 octobre) de Yasmine Reza et Lapin lapin (1er au 26 mars) de Coline Serreau. 

Le dieu du carnage (adaptée par Polanski au cinéma) est «un chef-d'oeuvre de construction». Jamais montée à Québec, la pièce prend prétexte d'un incident banal (une bagarre à l'école) pour examiner les conséquences chez les parents. «Ça pose une question fondamentale : est-ce que les hommes et les femmes agissent selon leur morale ou c'est toujours l'animal qui prend le dessus?»

Quant à Lapin lapin, «la France qu'on aime, une friandise», la pièce pourra compter sur le talentueux Martin Genest, qui revient au théâtre après la mise en scène d'un spectacle permanent du Cirque du Soleil.

«Quand les gens sortent d'ici, on ne veut pas qu'ils cherchent seulement leur auto, illustre Anne-Marie Olivier. On veut qu'il leur reste quelque chose.»

=> Au Trident en 2015-2016

  • Le dieu du carnage de Yasmina Reza, mise en scène de Michel Nadeau
  • 1984 de George Orwell, mise en scène d'Édith Patenaude
  • Quills de Doug Wright, mise en scène de Jean-Pierre Cloutier et Robert Lepage
  • Lapin lapin de Coline Serreau, mise en scène de Martin Genest
  • L'orangeraie de Larry Tremblay, mise en scène de Claude Poissant

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