Le prénom: vagues de rire

Quand Gabriel Sabourin a commencé à lire le... (Photo Le Soleil, Patrice Laroche)

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Quand Gabriel Sabourin a commencé à lire le texte du Prénom, il a trouvé le sujet un peu classique. «Mais j'ai tellement ri pendant la lecture, j'ai tellement été surpris, que je garde toujours cette impression-là.»

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<p>Isabelle Houde</p>

(Québec) Gabriel Sabourin est excité comme un gamin quand il parle de la pièce Le prénom, qui a commencé en 2012 pour lui et une brochette de comédiens vedettes (Christian Bégin, Patrice Robitaille, Isabelle Vincent et Catherine-Anne Toupin). «Cette pièce-là, c'est vraiment comme faire du surf sur les vagues du Pacifique. Ça rit tellement, comme comédiens, on surfe sur de très longues vagues. Il y a des moments où le spectacle s'arrête presque tellement ça rit», lance-t-il, enthousiaste.

Après 75 représentations durant deux saisons estivales au Monument national, à Montréal, puis à Bromont, la bande dirigée par Serge Denoncourt reprendra la route avec cette comédie pour 25 nouvelles représentations en région. Ils seront de passage à Québec, à la salle Albert-Rousseau, mardi et mercredi. Pour que la tournée voie le jour, il leur a fallu s'entendre à l'avance pour être tous disponibles. «On voulait être tous là. On avait une dynamique qui nous plaisait. Le gâteau avait pris comme ça, il fallait garder tous les ingrédients en place», soutient Gabriel Sabourin.

L'histoire de ce succès a commencé par un texte, au titre «banal», se souvient le comédien. À l'époque où on lui remet le texte, le film mettant en vedette Patrick Bruel n'est pas encore sorti. «Quand j'ai commencé à lire le texte, je trouvais le sujet un peu classique, mais j'ai tellement ri pendant la lecture, j'ai tellement été surpris, que je garde toujours cette impression-là», précise-t-il. 

Le prénom est d'abord une comédie de moeurs qui commence autour d'un souper de famille. Vincent, un agent d'immeuble un brin arrogant, arrive chez sa soeur et son beau-frère, des bourgeois bohèmes de gauche, profs de littérature. Quand il donne des nouvelles de l'examen prénatal de sa femme, tout le monde s'enquiert du prénom choisi pour l'enfant. Disons que le dévoilement fera bondir tout le monde! 

«Les auteurs sont deux gars de mon âge, et quand ils se sont rencontrés pour écrire une pièce ensemble, ils se sont penchés sur ce phénomène bizarre du choix du prénom d'un enfant. Les deux avaient choisi des noms un peu inhabituels pour leurs enfants, et ça avait créé des conflits dans leurs familles. Ça révèle que le problème, ce n'est pas le prénom, ce sont les conflits cachés en dessous. C'est là, la très grande idée de la pièce.»

Dans ce portrait de famille, Gabriel Sabourin incarne Michel, un ami de longue date de la famille, tromboniste à l'Orchestre symphonique de Longueuil. «Il est un peu le timide un peu discret, mais qui, finalement, est au coeur de beaucoup de secrets familiaux qui vont se révéler au fil de la pièce. Le plaisir de cette pièce-là, c'est que chaque personnage a son moment, son bonbon», explique-t-il. 

Adaptation

Si la pièce est française à l'origine, celle qui est présentée sur les scènes du Québec est une adaptation de Maryse Warda. Un exercice absolument nécessaire, estime Sabourin, puisque le texte original comprenait beaucoup de références culturelles et politiques. «On se demandait si la mayonnaise allait prendre. On a eu notre réponse le soir de la première. C'était hallucinant. On oublie complètement que c'est une pièce française tellement c'est bien adapté. Et il y a certains passages qui sont même plus efficaces que dans la version française!» 

En entrevue, Gabriel Sabourin se retient pour raconter des moments charnières de la pièce, de ceux qui font le plus rire. Il faut dire que dans Le prénom, il y a un punch énorme dans le fameux nom lui-même, qu'on taira évidemment ici. À noter, pour ceux qui veulent se garder la surprise, mieux vaut ne pas regarder le film avant d'aller voir la pièce...

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