CRITIQUE

Novecento : pianiste: piano nostalgique

Martin Lebrun (à gauche) incarne un Tim sensible... (Photo Cath Langlois)

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Martin Lebrun (à gauche) incarne un Tim sensible au ton posé. Simon Dépot est solide en Novecento et dans tous les personnages qu'il interprète.

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(Québec) Une traversée poétique et touchante. Voilà à quoi nous convie le théâtre Premier Acte avec la présentation de la pièce Novecento : pianiste.

À notre arrivée dans la salle, des danseuses sont suspendues au plafond par des harnais. Elles voguent tout doucement en silence. Notre traversée à bord du bateau de croisière Virginian vient de commencer.

Quelques cales de bateau et un piano à queue occupent la scène. Le décor est simple, mais efficace. Il permet aux comédiens de s'élever au-dessus du public pour lancer quelques répliques de manière plus triomphante.

Novecento : pianiste, c'est d'abord un texte fort, bouleversant. Celui écrit par l'auteur italien Alessandro Baricco. Il raconte l'histoire de Novecento, un enfant né au début du XXe siècle sur un bateau de croisière et qui grandit sur l'océan. Son bonheur : jouer du piano, laisser ses doigts glisser doucement sur les 88 touches. 

Sa rencontre avec le trompettiste Tim marque le début d'une longue amitié. «Tu n'es pas vraiment fichu tant qu'il te reste une histoire et quelqu'un à qui la raconter», dit un jour Novecento. C'est pourquoi Tim replonge dans ses souvenirs et nous raconte ses années aux côtés du jeune homme.

Novecento tente une seule fois, à 32 ans, de descendre du bateau. Il veut voir la mer, lance-t-il. Ce qui fait bien rire Tim. Novecento échoue. «La Terre est un bateau trop grand pour moi», constate-t-il. Même son ami Tim ne réussira jamais à lui faire quitter l'océan, sa maison.

Ingéniosité

Le comédien Martin Lebrun incarne un Tim sensible au ton posé. Simon Dépot est solide en Novecento et dans tous les personnages qu'il interprète. Sur scène avec eux, deux comédiennes-danseuses (Karine Chiasson et Jacinthe Gilbert) ajoutent du mouvement à la pièce et sont intégrées de belle façon à l'ensemble. La scène de la tempête met particulièrement en valeur l'interaction des comédiens. 

La mise en scène de Geneviève Dionne, créée lors d'une résidence à Premier Acte en 2011, impressionne. Elle a su utiliser la petite scène à son maximum, la divisant même en deux par un voile pour permettre deux niveaux à l'histoire. Une idée ingénieuse. Et la belle musique d'Olivier Leclerc, essentielle au récit, vient lier le tout et ajoute à l'âme de la pièce.

Novecento : pianiste est présentée jusqu'au 4 avril au théâtre Premier Acte.

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