Ma première fois: pot-pourri sans tabous

Roxane Bourdages (à droite) est une des belles... (Photo Éric Myre)

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Roxane Bourdages (à droite) est une des belles révélations du spectacle, alors que Marie soleil Dion se pose souvent en nunuche de service à la voix nasillarde.

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<p>Isabelle Houde</p>

(Québec) Pas de tabous dans Ma première fois. Comme dans la vraie vie, très peu de contes de fées ont émergé des premières expériences sexuelles d'internautes qui se sont confiés sur le blogue myfirsttime.com. Très peu de contes de fées, mais beaucoup de maladresses, d'erreurs, de malaises... Qui, après coup, ont le pouvoir de faire rire, c'est bien vrai.

En regardant Ma première fois, spectacle identifié comme étant du théâtre, difficile de ne pas penser à Faire l'amour, pièce d'Anne-Marie Olivier présentée le printemps dernier au Périscope. À cause du thème, évidemment, mais aussi à cause de la forme, semblable dans son approche qui propose une myriade de témoignages sur le sexe en saynètes plus ou moins courtes. Or, Ma première fois n'a pas la finesse ou la poésie qu'avait Faire l'amour

Dans sa facture, le spectacle proposé mardi soir, mis en scène par Jasmin Roy, se rapproche plus du spectacle d'humour, où quatre comédiens donnent dans le stand-up comique «théâtralisé», micro inclus. C'est particulièrement vrai dans le segment où les comédiens utilisent des réponses de spectateurs dans la salle à un questionnaire sur leur première fois. On a eu droit à quelques perles...

Le résultat est dynamique et divertissant dans son ensemble, mais on ne fait pas dans la dentelle, caricatures et stéréotypes compris. Marie soleil Dion se pose souvent en nunuche de service à la voix nasillarde, Martin Vachon, en grand dadais. 

Évidemment, la caricature fait rire. Les histoires rassemblées et mises en scène par Jasmin Roy pour cette version québécoise d'un spectacle américain ont été modifiées pour contenir des références bien d'ici - comme cette première fois qui a eu lieu dans les gradins du Stade olympique, lors de la visite du pape en 1984, quand un gars s'est «sorti le moineau» pendant que Céline chantait Une colombe...

On retient surtout le portrait large et sans compromis, qui reflète bel et bien la diversité immense des premiers ébats sexuels. Certains segments font mouche plus que d'autres, mais la réussite tient surtout au charisme et à la complicité notable des comédiens qui enfilent les confidences et les personnages.

Roxane Bourdages est une des belles révélations du spectacle, mais Jonathan Roberge, le gars derrière les capsules Web Fiston, vole la vedette plus qu'à son tour. C'est l'une des premières fois qu'on le voit sur scène, et ce n'est sûrement pas la dernière!

Ma première fois ratisse large. Bi-curiosité (hilarant segment entre Roberge et Martin Vachon), homosexualité, virginité perdue sur le tard, sexualité chez les handicapés, masturbation, fellation... Il y a de quoi se décomplexer. Rien n'est trop cru - pas même le viol. Ce segment, habilement mené, a sa place dans le spectacle, mais évidemment, il casse le rythme humoristique. Ce n'est pas pour tout le monde que la première fois est heureuse, malheureusement.

Le spectacle Ma première fois est présenté de nouveau le 25 février à la salle Albert-Rousseau

et le 6 mars au Capitole de Québec.

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