Mois multi 16: Collection de villes imaginaires

Intégré à un réseau de villes miniatures et... (Photo Mathieu Doyon)

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Intégré à un réseau de villes miniatures et magnifié par une caméra permettant de le voir sur grand écran, un simple personnage Playmobil devient un symbole encore plus riche.

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Josianne Desloges
Josianne Desloges

Collaboration spéciale

Le Soleil

(Québec) Alors que le 16e Mois Multi s'intéresse au rapport entre nos multiples moi et les multiples autres, le Théâtre de la Pire Espèce vient nous parler des humains à travers les cités qu'ils construisent, habitent et rêvent.

Le spectacle Villes, collection particulière est issu de deux têtes qui pensent la scène comme une installation, où les objets s'animent et s'humanisent. Olivier Ducas (texte, mise en scène et interprétation) et Julie Vallée-Léger (scénographie et écriture scénique) ont joué au même jeu que l'écrivain Italo Calvino dans son roman Les villes invisibles, mais avec d'autres outils, en traitant la scène comme une page blanche où les objets, les images, les sons et les paroles tissent du sens.

«Accoler une image aux textes de Calvino, c'était les réduire. On s'est vite aperçu que c'était beaucoup plus intéressant d'inventer des villes à partir des objets», indique Olivier Ducas.

Ubu sur la table, le premier spectacle de la compagnie montréalaise fondée en 1998, transformait les objets manipulés en personnages, alors que Gestes impies et rites sacrés, cérémonie baroque en plusieurs tableaux, créé l'année suivante, intégrait des prothèses manipulables, des costumes objets. Cette fois, c'est la valeur symbolique de l'objet qui intéresse les créateurs.

Kaléidoscopique

Une maison du jeu Monopoly, un personnage Playmobil, un bac à sable ou un miroir évoquent déjà quelque chose chez le spectateur. Intégrés à un réseau de villes miniatures, magnifiés par une caméra qui permettra de les voir sur grand écran, ceux-ci deviennent des symboles encore plus riches.

«C'est kaléidoscopique, indique Ducas. Les segments ne durent que deux ou trois minutes, on est parfois dans un récit de voyage, parfois dans la confidence, parfois dans la tête d'un habitant de la ville qu'on présente.» Le spectacle fonctionne donc comme une suite de variations, modulées par des réflexions sur la figure du collectionneur, qui possède 28 cités différentes.

«Il y a des correspondances formelles ou thématiques entre les villes, mais ceux aux sens plus aiguisés vont s'apercevoir qu'il y a aussi des correspondances sonores, des échos d'une ville à l'autre», explique l'artiste.

Dans le spectacle, la création d'une ville peut ressembler à la concoction d'un plat gastronomique, à l'assemblage minutieux de papier d'architecte, ou encore à un jeu d'enfant. Les spectateurs, eux, en retiennent certaines plus que d'autres. «On s'en aperçoit après le spectacle, ça travaille à différents degrés de la mémoire», remarque Olivier Ducas.

Le public de Québec a pu voir Ubu sur la table au Festival d'été et Persée au Carrefour international de théâtre. Villes est le premier spectacle de la Pire Espèce à être présenté au Mois Multi.

Vous voulez y aller?

Quoi : Villes, collection particulière

Qui : le Théâtre de la Pire Espèce

Quand : vendredi 6 février à 21h30 et samedi 7 févrierà 19h30

Où : studio d'essai de Méduse

Billets : 20 $ (16 $ pourles 30 ans et moins)

Info : moismulti.org et 418 524-7553, poste 3

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