Le Théâtre Décibel déclare faillite

La majorité des artisans de la comédie musicale... (Photothèque Le Soleil, Pascal Ratthé)

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La majorité des artisans de la comédie musicale Sweeney Todd ne toucheront probablement jamais leur cachet en raison de la faillite du Théâtre Décibel.

Photothèque Le Soleil, Pascal Ratthé

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<p>Isabelle Houde</p>

(Québec) Après l'échec de sa comédie musicale Sweeney Todd, le Théâtre Décibel a finalement déclaré faillite, laissant derrière lui près de 430 000 $ de dettes. Outre la majorité des artisans du spectacle, de nombreux fournisseurs de services figurent dans la liste des créanciers, pour des montants variant entre 500 $ et 50 000 $.

«On est en processus d'enquête», a confirmé Éric Blouin, conseiller en insolvabilité et administrateur chez Roy, Métivier, Roberge, le syndic responsable du dossier. Certaines informations sont manquantes, et le syndic doit s'assurer d'aller chercher tout l'argent récupérable possible, a expliqué M. Blouin.

Une première rencontre a eu lieu avec les créanciers mercredi dernier. «Notre but est d'aller récolter de l'argent pour être capable d'en remettre aux artistes et aux musiciens, notamment. Ce sont eux, le coeur et la richesse de la pièce. C'est triste, ce qui se passe», a ajouté M. Blouin.

Des 430 000 $ inscrits comme déficit de l'entreprise, 21 000 $ sont réclamés par Music Theatre International, détenteur des droits de la pièce de Stephen Sondheim, que le Théâtre Décibel a traduite en français et présentée du 28 octobre au 8 novembre au Capitole de Québec. Guillaume Saint-Laurent, directeur musical du spectacle, réclame quant à lui près de26 000 $. On trouve aussi le nom de Serge Postigo, avec une créance de 8000 $. Rappelons que le Théâtre Décibel avait annoncé avoir conclu un partenariat avec Juste pour rire du temps où Postigo faisait partie de la compagnie, entente qui n'a finalement pas tenu la route.

78 créanciers au total

Différents fournisseurs de services, notamment de communication, de publicité, de transport et d'hébergement, figurent aussi au registre des créanciers. En tout, 78 personnes et organismes s'y sont inscrits. Mais ce sont surtout les comédiens, les musiciens et les concepteurs qui gonflent la liste avec leurs cachets impayés.

Pour Jack Robitaille, vice-président de l'Union des artistes (UDA) dans la région de Québec, il semble aussi rester «des zones obscures» à éclairer dans les revenus de la compagnie. Un travail qui appartient maintenant au syndic, a-t-il précisé.

Il a cependant souligné que depuis son arrivée en poste à l'UDA, c'est le plus gros échec financier qu'il lui a été donné de voir à Québec. «Dans ces cas-là, pour les artistes et les travailleurs autonomes, les espoirs ne sont en général pas très élevés. C'est extrêmement triste, d'autant plus que la partition des artistes sur scène était extrêmement difficile. Il y avait un travail supplémentaire en raison de la difficulté de la mélodie», a insisté Jack Robitaille.

Louis Morin, l'un des administrateurs de la compagnie et metteur en scène du spectacle, a préféré ne pas commenter la situation lorsque joint par Le Soleil.

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