Les Zurbains 2014: des émotions aux antipodes

Numéro 8, un match de volleyball bâti avec... (Le Soleil, Patrice Laroche)

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Numéro 8, un match de volleyball bâti avec un beau suspense par Tamara Manny D'Astous, se termine comme un ballon qu'on reçoit en plein visage.

Le Soleil, Patrice Laroche

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<p>Isabelle Houde</p>

(Québec) L'adolescence est une période d'exploration où les émotions se retrouvent, bien souvent, exacerbées. Idéalisme, espoir, élans amoureux, tristesse, spleen... tout est vif et empreint d'une certaine fébrilité, d'une énergie fraîche. Pas étonnant que la cuvée des Zurbains 2014, dont les textes ont été écrits par des élèves du secondaire, plonge dans des émotions aux antipodes, de la comédie au drame.

Depuis 17 ans déjà, des adolescents ont l'occasion d'aiguiser leurs plumes dans un concours provincial qui mène quatre d'entre eux à voir leur conte urbain incarné sur scène par un comédien professionnel. L'occasion de constater que les ados d'aujourd'hui sont allumés, et qu'ils portent un regard déjà bien aiguisé sur leur société.

C'est le cas en particulier pour le conte de Myllie Brousseau-Gauthier, Le théorème du petit orteil, une fable dystopique bien proche de la réalité du Printemps érable, qui raconte l'histoire d'une jeune fille tombée amoureuse d'une révolutionnaire, dans une société où le contrôle sévit et enlève toute velléité de soulèvement. Une proposition tragique et parfois dure qui, dans l'ensemble d'un spectacle plutôt rigolo, détonne.

En effet, le reste du spectacle, à l'exception du conte de l'auteur professionnel Luc Dumont (lui aussi un peu décalé avec son personnage à l'accent belge), est dans un registre comique. Une série de petits détails, le conte de Charles-Émile Fecteau, lance le bal et ponctue les transitions et clôt le spectacle, une belle idée de mise en scène qui met en valeur cette histoire d'un jeune nerd à la langue vive qui connaît quelques péripéties à vélo.

Et ce n'est pas parce que c'est drôle que c'est bon enfant. Les ados ont soigné leurs chutes, et elles ne sont pas gnangnan, à preuve Numéro 8, un match de volleyball bâti avec un beau suspense par Tamara Manny D'Astous, qui se termine comme un ballon qu'on reçoit en plein visage.

Ce n'est pas pour être chauvin, mais disons que le conte d'Aja Horvath, la gagnante de Québec, est rendu particulièrement réjouissant par Philippe Boutin. Dans Grand amour et couche-culotte, on fait connaissance avec Benoît-Isaac Garneau, alias BIG, un ado un peu douchebag qui se retrouve bien malgré lui pris avec un Cupidon sur le dos. Quand ce Cupidon prend les traits d'un bébé latino en couche-coulotte, on trouve là un bon filon pour aborder les premiers émois amoureux avec un ton original.

Les Zurbains 2014 sont présentés jusqu'à demain, au Théâtre jeunesse Les Gros Becs.

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