Dans le noir, les yeux s'ouvrent: entre l'ombre et la lumière

Les jeunes ont particulièrement réagi aux quilles lumineuses... (Le Soleil, Erick Labbé)

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Les jeunes ont particulièrement réagi aux quilles lumineuses qui semblaient «être jonglées» dans le vide.

Le Soleil, Erick Labbé

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<p>Isabelle Houde</p>

(Québec) Les enfants ont, en général, une curiosité insatiable. Ils ont le don de poser des questions parfois profondément philosophiques avec une candeur incroyable. C'est le cas d'Estelle, le personnage de la nouvelle pièce à l'affiche du Théâtre jeunesse Les Gros Becs, qui marie cirque et technologie.

Quand vient la nuit, Estelle ne veut pas s'endormir. Elle est accablée de mille et une questions, qui s'entraînent l'une l'autre dans un engrenage inéluctable. Dans sa petite chambre où une lucarne donne sur le ciel étoilé, elle s'interroge sur le visible et l'invisible : quand on ne les voit pas, les choses existent-elles encore? Dans ce grand univers infini où tout est poussière d'étoile, d'où vient-elle? Qui est-elle?

Étourdie par tant de questions, Estelle voit sa petite chambre à coucher éclater devant ses yeux. Elle se retrouve dans le noir, dans le vide, sans repères. Commencera alors un voyage initiatique où elle ira à la recherche d'elle-même, entre l'ombre et la lumière. 

La métaphore est peut-être un peu complexe et conceptuelle pour les jeunes visés par le spectacle (à partir de six ans), mais elle a le mérite d'offrir un cadre d'exploration vraiment original où les effets techniques de projection vidéo et de lumière donnent une nouvelle dimension à des disciplines de cirque traditionnelles.

Exclamations 

Les jeunes ont particulièrement réagi aux quilles lumineuses qui semblaient «être jonglées» dans le vide, même si ça et là des formes humaines furtives apparaissaient et laissaient deviner aux enfants que quelqu'un les manipulait vraiment autour d'Estelle. Le numéro de roue Cyr, entièrement illuminée comme une lune dans un ciel noir, a aussi suscité des exclamations dans la salle. 

Peu à peu, tous les objets de la chambre d'Estelle reviennent sur scène, sublimés dans un nouvel état plus grand que nature : la roue Cyr devient sa lucarne, une échassière à grande robe, sa lampe de chevet. Estelle déconstruit et reconstruit son univers avec la chaise de son bureau, démultipliée, dans un numéro d'équilibrisme. 

Ça se termine joyeusement dans son lit, devenu un trampoline, où elle se laisse aller en toute liberté à des cabotinages d'enfants avec ses nouveaux amis, avant de terminer dans une belle envolée d'ombres chinoises. 

Avec Dans le noir, les yeux s'ouvrent, Nuages en pantalon et le Cirque-théâtre des bouts du monde s'offrent une première collaboration audacieuse qui ose s'aventurer dans des zones d'ombre pour diffuser, en fin de compte, des images lumineuses.

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