Sweeney Todd: le secret est dans les épices

Forte en voix, Katee Julien campe dans Sweeney... (Le Soleil, Pascal Ratthé)

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Forte en voix, Katee Julien campe dans Sweeney Todd une savoureuse Mrs Lovett, déliceusement détraquée et attendrissante à la fois.

Le Soleil, Pascal Ratthé

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<p>Isabelle Houde</p>

(Québec) Le Théâtre Décibel avait mis la barre très haut pour sa première production d'envergure. La jeune compagnie de Québec qui veut se spécialiser dans la comédie musicale n'a négligé aucun ingrédient pour livrer un Sweeney Todd de grande qualité.

La période de l'Halloween était tout indiquée pour... (Le Soleil, Pascal Ratthé) - image 1.0

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La période de l'Halloween était tout indiquée pour présenter ce «thriller musical» à l'humour noir campé dans le glauque Londres industriel de la fin du XIXe siècle.

Le Soleil, Pascal Ratthé

La période de l'Halloween était tout indiquée pour présenter ce «thriller musical» à l'humour noir campé dans le glauque Londres industriel de la fin du XIXe siècle. On y raconte l'histoire de Sweeney Todd (convaincant Renaud Paradis), un barbier qui revient à Londres sous une nouvelle identité pour se venger du juge Turpin (Jean Petitclerc), responsable de son exil de 20 ans - il lui a enlevé sa femme et sa fille, du même coup. 

Il retrouve son échoppe au-dessus de la fabrique de pâtés à la viande de Mrs Lovett (Katee Julien), qui, en le reconnaissant, lui remet ses lames de barbier qu'elle avait toujours conservées. Elle lui apprend du même coup que sa femme s'est tuée et que sa fille est sous la garde rapprochée du juge Turpin. 

Le barbier fomente rapidement sa vengeance sur le juge, mais elle ratera de peu. Sweeney Todd entre alors dans une folie meurtrière où les corps de ses clients à la gorge tranchée deviennent, avec le concours de Mrs Lovett, un lucratif commerce de pâtés dans un Londres pauvre où la viande se fait rare...  

C'est une des premières fois que l'oeuvre de Stephen Sondheim, créée en 1979, est présentée entièrement en français. La qualité de la traduction, faite à Québec par Joëlle Bond, doit être hautement saluée pour son efficacité et sa fluidité. On reste dans un français standard soutenu, mais il y a tout de même quelques jolis clins d'oeil locaux, comme ces «pâtés chinois avec du vrai chinois dedans» que Mrs Lovett s'enthousiasme de pouvoir dorénavant préparer quand elle a l'idée de «recycler» les corps des victimes de Sweeney Todd.

L'ensemble s'avère une réussite éclatante, d'une qualité indéniable, que ce soit sur le plan du décor sur deux étages (qui comporte même une vraie trappe sous la chaise de barbier!) que de la solide partition musicale, interprétée en direct de la fosse d'orchestre. 

Surtout, Louis Morin a su réunir une distribution formidable, qui met en valeur plusieurs comédiens de la région (coup de coeur pour Jonathan Gagnon, en réjouissant Beadle, et David Noël en pauvre Tobias). Katee Julien, forte en voix, campe une savoureuse Mrs Lovett, délicieusement détraquée, mais attendrissante en même temps. Un mélange qui résume bien tout l'attrait de Sweeney Todd : de la romance, du suspense, et surtout beaucoup d'humour, qui lui donne un goût irrésistible. Le secret est dans les épices, paraît-il... 

Sweeney Todd, le diabolique barbier de Fleet Street, est présentée au Capitole de Québec jusqu'au 8 novembre.

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