Gary: brûle!: magnifique autodafé

Mustapha Aramis (gauche), Éva Saïda et Nicola-Frank Vachon nous... (Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve)

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Mustapha Aramis (gauche), Éva Saïda et Nicola-Frank Vachon nous font découvrir le monde de Romain Gary, cet amoureux de la vie.

Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve

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(Québec) Romain Gary a choisi d'aborder la vie en étant constamment enflammé; d'amour, de mots, du potentiel merveilleux de l'homme. Comme son nom choisi, Gary, qui signifie «brûle!» en russe, à l'impératif. Québec en toutes lettres et le Trident nous offre un vibrant condensé de sa pensée et de ses écrits.

Gary : brûle! n'aurait pas pu avoir de meilleur titre. La lecture théâtrale orchestrée par Anne-Marie Olivier débute par des variations sur les noms. Celui des trois comédiens d'abord, Éva Saïda, Nicola-Frank Vachon et Mustapha Aramis, qui nous livrent tour à tour l'origine de leur nom, ce qu'il porte d'histoire et ce qu'il évoque chez les autres et leur phrase préférée de Gary.

On plonge ensuite dans le récit de Roman Kacew, 13 ans et demi, qui cherche le patronyme idéal pour attaquer une grandiose carrière littéraire, intimement relié dans son imaginaire - et dans celui de sa mère - à une carrière de séducteur invétéré.

Peu à peu, au fil des fragments de La nuit sera calme, de La promesse de l'aube, de Chien blanc, des Enchanteurs, de Vie et mort d'Émile Ajar et de Pseudo, un portrait vivant et sensible de celui qui s'est fait appeler, entre autres, Romain Gary prend forme. C'est savoureux, autant pour ses lecteurs assidus que pour les spectateurs qui le découvrent.

Les trois comédiens sont devant des lutrins, textes sous les yeux, mais les mots bien en bouche, et la passion au fond des yeux. L'amusement et l'émerveillement sont palpables lorsqu'ils écoutent leurs collègues. Une simple posture ou le léger maquillage d'une voix permet de faire surgir les différents personnages, qu'ils incarnent avec beaucoup de vérité.

Les mots de Gary sont lucides et lumineux, même lorsqu'ils évoquent des situations où l'humanité se déshonore et se désagrège. Amoureux de la vie et de l'amour, jusque dans la dernière note qu'il laissera juste avant de se pendre, il a vaillamment lutté contre «la démythification de tout», en plaidant pour l'imaginaire et la poésie, qui font de l'homme une bête fabuleuse. C'est un bonheur de l'entendre à haute voix.

Gary : brûle! sera de nouveau présenté demain à 13h30 à la bibliothèque Monique-Corriveau, dimanche à 13h30 à la bibliothèque Gabrielle-Roy, mercredi à 19h à la bibliothèque Neufchâtel et le 19 octobre à 11h à la bibliothèque Étienne-Parent. La table ronde Romain Gary, l'enchanteur, à laquelle participe Anne-Marie Olivier, suivra la représentation de dimanche.

 

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