Terrier: amitiés saisonnières

Les personnages, mi-humains, mi-animaux, ne se parlent que... (Le Soleil, Caroline Grégoire)

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Les personnages, mi-humains, mi-animaux, ne se parlent que par bruits de rongeurs, mais leurs mimiques sont très efficaces pour raconter l'histoire et faire passer l'émotion.

Le Soleil, Caroline Grégoire

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<p>Isabelle Houde</p>

(Québec) L'automne s'est installé pour de bon, au théâtre jeunesse Les Gros Becs. Avec Terrier, Les Incomplètes et le Théâtre du Gros Mécano proposent une nouvelle création amusante et attendrissante, dans une forêt habitée par deux petites bêtes qui connaissent les hauts et les bas de l'amitié.

Ces écureuils (ou ratons) à lunettes rigolos, imaginés et incarnés par le duo Audrey Marchand et Laurence Primeau-Lafaille, vivent sous un même toit, dans un terrier où ils emmagasinent les trouvailles hétéroclites qu'ils font dans la forêt. De vieux objets sont rafistolés dans de drôles d'arrangements, et les pommes, la nourriture par excellence, sont gardées dans une armoire protégée par une alarme. Les deux créatures cohabitent plutôt harmonieusement, mais n'ont pas tout à fait la même personnalité. L'une est gourmande, impétueuse et créative, alors que l'autre, plus nerveuse, est économe et studieuse. Quand la gourmande mangera toutes les pommes en cachette, elle provoquera une colère impitoyable chez son amie. Séparées l'une de l'autre, elles devront survivre seules durant l'hiver... Un bon moment pour réfléchir et apprendre de leurs erreurs!

Histoire d'amitié d'abord et avant tout, Terrier est aussi une expérience scénique des plus réussies. D'abord, le duo formé par Les Incomplètes, dont c'est l'idée originale, est vraiment attachant. Leurs personnages, mi-humains, mi-animaux, ne se parlent que par bruits de rongeurs, mais leurs mimiques sont très efficaces pour raconter l'histoire et faire passer l'émotion. 

La trame narrative, somme toute assez simple, est bien adaptée au public choisi, soit les quatre à huit ans, quoique les plus jeunes réagissent plus vivement aux mimiques et aux simagrées des deux bestioles. 

La scénographie, teintée d'un imaginaire de vintage bricolé où les téléphones à roulette et les dactylos côtoient des manettes de jeu vidéo, est vraiment bien réussie. Les deux amies évoluent dans un décor enveloppant et ingénieux, qui est juste assez figuratif pour donner des repères aux enfants, mais qui en même temps possède un côté fantaisiste vraiment charmant. L'utilisation des projections vidéo sur de grands rideaux en transparence, dans les couleurs de terre, crée vraiment un bel effet quand les saisons changent, quoique cette portion plus contemplative est peut-être un peu longue pour les enfants. 

Le fond et la forme vont de pair dans Terrier pour transformer une belle leçon sur le vivre ensemble en une aventure amusante et rafraîchissante. 

Terrier, dans une mise en scène de Carol Cassistat et de Josiane Bernier, est à l'affiche des Gros Becs jusqu'au 12 octobre.

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