Kukipik Doikipu: recréer le monde façon clown

«Quand le sage pointe la lune le fou... (Photothèque Le Soleil)

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«Quand le sage pointe la lune le fou regarde le roi» avait été repris et acclamé au Périscope en 2008.

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Le Soleil

(Québec) En 2005, le Soucide collectif mettait au monde, dans un amoncellement de meubles-télé-divan-toilette-bébelles, le poétique et corrosif Quand le sage pointe la lune, le fou regarde le doigt. Six ans plus tard, l'univers a été détruit. Il ne reste plus rien. Rien que deux clowns de laboratoire, Nicola-Frank Vachon et Catherine Dorion, qui devront refaire le monde à partir de zéro dans Kukipik Doikipu.

Mine de rien, les attentes sont grandes pour ce deuxième spectacle de la compagnie. Acclamé à la création à Premier Acte, Quand le sage pointe la lune a été repris et acclamé à nouveau au Périscope en 2008. Faire aussi bien, et même mieux, sans tomber dans la redite, mettait un peu de poids sur les épaules des deux créateurs.

«On a angoissé, mais maintenant, on n'a plus peur», affirme toutefois Catherine Dorion. «Dans la création, la complicité est vraiment importante parce qu'on part de nous, et qu'on passe par tous les états d'âme. On discute, on essaie, on s'obstine. Nous, on se connaît vraiment bien, on est des amis, ça facilite les choses», indique Nicola Frank Vachon.

Leur matière première est la même que pour leur premier spectacle : les gadgets, Internet, les médias sociaux, la télé, la peur de ne pas être assez hot, l'éternelle soif de reconnaissance, l'obsession de tout rendre marketing . «Toutes les choses vides avec lesquelles on s'entoure, qui font que, finalement, on passe à côté du vrai bonheur», résume M. Vachon. Ils ajoutent à cela une grosse dose de tendresse, question de rester quelque part entre l'autocritique et le rêve.

Homo clownus

Dans tout ce bordel, leurs clowns apprennent et évoluent. «Au début, Nicola est très directeur, il veut tout avoir : passer à la télé, être une vedette, et moi, je veux juste être aimée. Ensuite, ça vire de bord», raconte Mme Dorion. «Ces humains à vif», comme les appelle la comédienne, sont scindés en deux, «comme les deux côtés du cerveau, la part émotive et la part rationnelle».

L'histoire sera plus resserrée que Quand le sage pointe la lune, jugent les créateurs. «Ça commence par une apocalypse. Puis on recrée le monde, en repointant chaque connerie par laquelle l'humanité est passée», indique Mme Clown. «On est des êtres presque robotisés, avec des fils et des restants d'une époque où tout était hyper branché», ajoute M. Clown.

On peut s'attendre à plusieurs surprises comiques, comme le mémorable concerto sur grimaces de Nicola-Frank Vachon, qu'on peut d'ailleurs toujours trouver sur YouTube. «Je trouve que c'est comme un gros sac de bonbons, avec un fond dramatique», résume Catherine Dorion à propos du spectacle.

La pièce Kukipik Doikipu, mise en scène par Marc Doré, sera présentée du 18 janvier au 5 février à Premier Acte (870, De Salaberry, Québec).

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