Cargo: pêcheurs de rêves

Fabriqué de cordages, de boîtes en bois et... (Le Soleil, Laetitia Deconinck)

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Fabriqué de cordages, de boîtes en bois et de poulies, le décor devient acteur des songes et prend les formes les plus inattendues grâce au merveilleux pouvoir de l'imagination.

Le Soleil, Laetitia Deconinck

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Valérie Lesage
Le Soleil

(Québec) Les rêves peuvent nous transporter au bout du monde, comme les bateaux qui vont du sud au nord. Les petits personnages de Cargo, Cicerenella et Ti-Gars, l'une dans son village portuaire italien et l'autre sur sa rive glacée et silencieuse, rêvent d'une rencontre, d'un ailleurs, qui prend vie dans leurs songes.

Les rêves peuvent nous transporter au bout du... (Le Soleil, Laetitia Deconinck) - image 1.0

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Cargo accoste enfin à Québec, au Théâtre des Gros Becs, après avoir parcouru quatre continents depuis sa création en 2004. Coproduction du Clan des songes de Toulouse, du Théâtre Incliné de Laval et de Ranch-O-Banjo de Québec, ce spectacle nous plonge dans un univers onirique né des souvenirs d'enfance de ses créateurs, de l'Italie à la Gaspésie.

Les concepteurs jouent d'audace et proposent un théâtre sans texte, sans déroulement linéaire, qui se compose comme une suite de tableaux poétiques, dans lesquels une paire de petits souliers ou une paire de grosses bottes incarnent des personnages. La parole occupe un mince espace, participe à l'expressivité des rêves, mais elle ne se comprend que par le ton puisque les personnages s'expriment en italien ou, brièvement, dans le dialecte de Paspébiac. Autrement, l'univers sonore de Cargo s'écrit en musique ou en bruits de toutes sortes; sirène de bateaux, foule animée du marché, vagues qui se cassent sur les quais, lames des patins qui creusent la glace. Frédéric Lebrasseur et Martien Bélanger mettent à profit leur ingéniosité pour créer les sons des rêves, que l'on suit comme un fil conducteur.

Fabriqué de cordages, de boîtes en bois et de poulies, le décor devient acteur des songes et prend les formes les plus inattendues grâce au merveilleux pouvoir de l'imagination. L'étal des poissons devient une banquise enneigée, puis une patinoire, avant d'être la mer. Moyens limités, imagination sans frontières, comme au pays de l'enfance.

Ti-Gars et Cicerenella sont de toutes petites marionnettes, belles et frêles devant l'océan, dont l'immensité pourrait noyer les rêves. Mais au contraire, elle les stimule et les porte, comme des vagues. Elle devient le lieu de tous les possibles. Il suffirait que les pieds dansants de Cicerenella et de Ti-Gars se transforment en nageoires...

Cargo invite chacun à inventer son histoire, à pêcher la lumière dans ses souvenirs et dans ses rêves. N'y allez pas avec le désir de comprendre, mais plutôt avec le désir de voir et de voyager du réel à l'imaginaire. Alors vous serez séduits, comme les enfants. Pendant la représentation scolaire d'hier matin, ils donnaient l'impression de ne pas être absorbés par les rêves, on les entendait chuchoter, bouger. Fausse lecture. À la fin, ils ont crié leur appréciation dans un élan vibrant et spontané, comme cela arrive peu souvent.

Vous voulez y aller?

QUOI : Cargo (six ans et plus)

QUAND : jusqu'au 7 février

OÙ : Théâtre des Gros Becs (1143, rue Saint-Jean, Québec)

BILLETS : 14 $ enfants, 17 $ adultes

TÉL. : 418 522-7880

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