Serge Boucher: chroniques d'une enfance en transit

Olivier (Anthony Bouchard, à gauche) chez les Surprenant... (Yan Turcotte)

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Olivier (Anthony Bouchard, à gauche) chez les Surprenant

Yan Turcotte

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Josianne Desloges
Josianne Desloges

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Le Soleil

(Québec) Serge Boucher a d'abord écrit pour le théâtre, puis il a signé les séries Aveux, Apparences et Feux pour la télévision. Pour Olivier, il s'est frotté pour une première fois au défi d'adapter l'histoire d'un autre, celle que Josélito Michaud raconte dans le livre Dans mes yeux à moi.

«J'ai commencé à lire le livre avec beaucoup de réserves. Je croyais que ce serait sensationnaliste, raconte Serge Boucher. Mais je me suis fait avoir. Il y a une grande pudeur, [Josélito] ne s'étend pas sur les évènements, c'est un livre d'impressions.» Pour la télé, Serge Boucher devait rendre ces impressions concrètes, ce qui représentait un défi, mais lui donnait aussi la liberté de développer le récit et les personnages à sa guise.

«Je me suis étonné. Je croyais que j'avais les habiletés pour entrer dans l'univers de quelqu'un. Ça a été dépaysant et rafraîchissant, indique-t-il. Si j'avais d'autres propositions [d'adaptation], je m'y arrêterais, alors qu'avant, c'était non tout de suite».

Olivier rassemble des moments dans la vie d'un enfant abandonné à la crèche. «Pour moi, ce sont des chroniques», note Serge Boucher, familier avec ce type de récit en fragments. L'enfant est envoyé à six ans sur la ferme des Surprenant, tenue de main de fer par un père tyrannique (Sébastien Ricard) qui bat sa femme (Évelyne Rompré).

«Les Surprenant, c'est la grande noirceur. Il y a des choses terribles, mais on est demeurés pudiques, indique l'auteur. La tragédie et le drame, on ne l'a pas nécessairement marquée dans le front. Mais ce qu'il a vécu a laissé des traces.»

Ceux qui ont regardé le premier épisode cette semaine ont peut-être été découragés par son ambiance particulièrement lourde, mais la suite devrait toutefois être plus lumineuse. «On verra que la vie l'emporte. Là où il y a une main tendue, tu peux t'en sortir», assure Serge Boucher.

On suivra bientôt Olivier chez les Rivard (Kathleen Fortin et Jean-Marc Dalphond), «où c'est l'accalmie, le bonheur, une maison de transition avec sept enfants comme lui», et finalement chez les Dubreuil (Catherine Proulx-Lemay et Steve Laplante), «où la question de ses origines refera surface et où il demeurera jusqu'à la fin de son adolescence».

Les quatre premiers épisodes se déroulent dans les années 60, où Olivier est joué par Anthony Bouchard, les quatre suivants dans les années 80, où il a les traits de Thomas Derasp.

Serge Boucher n'explique pas - «Je crois que dans mes pièces il n'y a pas un seul pourquoi», souligne-t-il - il montre les personnages en train de vivre. Sa prose particulière demande le deuxième regard d'une personne de confiance pour porter des écrits à la scène ou à l'écran. «Au théâtre, il y a Serge Denoncourt et à la télé, Claude Desrosiers. Deux personnes qui savent me lire, voir entre les lignes et prendre qui ce pourrait être banal ou cliché pour le montrer sous un autre jour», indique l'auteur.

Oliver est diffusé les lundis à 21h sur ICI Radio-Canada télé et en rattrapage sur Tou.tv.




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