Que sont-ils devenus après Les Chefs!?

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Dominic Jacques, Arnaud Marchand, et Isabelle Plante, ont tous trois été finalistes aux Chefs!

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(Québec) La grande finale des Chefs! connaîtra son dénouement lundi soir sur les ondes de Radio-Canada. Qui d'Ann-Rika, de Laurent ou de Romain apprêtera le mieux les plats demandés par les trois juges? En guise de hors-d'oeuvre, Le Soleil est allé à la rencontre de trois anciens participants de Québec qui ont pris part à l'aventure. Ils parlent de leur expérience, de leur cheminement et, pour le seul qui trouve le temps de la regarder, de l'émission de cette année.

Isabelle Plante

  • Chef et gestionnaire au Bistrot Chez Ricardo à Saint-Lambert
35 ans | Participation aux Chefs! en 2013 et 2014

Isabelle Plante l'avoue sans ambages : «Les Chefs!, ç'a changé ma vie. Je suis choyée d'avoir vécu cette expérience.» Au bout du fil, depuis Saint-Lambert, sur la Rive-Sud de Montréal, la jeune femme originaire de l'île d'Orléans file le parfait bonheur comme gestionnaire et chef pâtissière du bistrot Chez Ricardo. Ricardo pour Ricardo Larrivée, bien sûr. 

Le populaire chef a recruté Isabelle dans la foulée de sa participation à Un chef à l'oreille. «Il m'a dit : "Toi, tu t'en viens avec moi à Mont-réal"», glisse-t-elle. À l'époque, la jeune femme travaillait comme chef pâtissière au 47Parallèle, près du Grand Théâtre de Québec. Son conjoint Sébastien Beaudoin l'a suivie dans l'aventure.

En 2014, à La revanche des chefs, Isabelle avait terminé deuxième derrière le gagnant, Akim Chajar. La mauvaise préparation d'une blanquette avait pesé lourd dans la balance. «La maudite blanquette...» lance-t-elle, un rire dans la voix. «La viande était dure comme de la roche, elle avait cuit trop vite. La sauce était farineuse. J'ai manqué ma shot solide. Jean-Luc [Boulay, l'un des juges] était découragé de moi.»

Malgré tout, Isabelle conserve de merveilleux souvenirs de sa double expérience, de la «synergie» et de la camaraderie qui régnait entre les participants. Des amitiés se sont développées. «J'ai gardé contact avec quelques-uns, comme Sébastien Laframboise [maintenant chef au District, à Québec] et Marjorie Maltais. On se croise parfois dans des événements.»

Avoir à cuisiner devant un million de téléspectateurs lui a permis de développer une immense confiance en ses moyens, avoue-t-elle. La gestion du stress, elle connaît maintenant. «Quand tu te plantes, c'est devant le public québécois au complet.»

En raison de son horaire de travail chargé - «Dans les bonnes semaines, je peux faire 70 heures par semaine» - Isabelle a regardé seulement deux émissions des Chefs! cette saison. Les autres s'accumulent dans son enregistreur. Impossible de s'y mettre, le bistrot accapare presque tout son temps depuis un an et demi.

«Ça marche plus que bien, on est toujours plein une semaine à l'avance. J'arrive à 6h30 le matin et je repars à 10h le soir, mais je ne vois pas le temps passer. Ça va tellement vite.»

Il lui faut aussi gérer les imprévus. «Ce matin [jeudi], par exemple, le plongeur n'est pas rentré, alors il a fallu que je le remplace. J'avais les deux mains dedans...»

***

Dominic Jacques

  • Chef Chez Rioux & Pettigrew, rue Saint-Paul
36 ans | Participation aux Chefs! en 2012

L'année 2012 aura été une année marquante pour Dominic Jacques. Non seulement sa brigade de quatre cuisiniers et lui l'avaient emporté aux Chefs! (sous une ancienne formule), mais il était devenu papa pour la première fois dans les jours précédant la finale.

«Je comprends très bien comment Romain peut se sentir», confie-t-il au sujet du finaliste de cette année qui lui aussi vit la paternité pour la première fois, simultanément au stress de l'affrontement ultime. «Moi, je me suis présenté à la finale complètement sur le radar. J'avais passé une nuit blanche.»

À l'époque, Dominic avait déposé sa candidature à l'émission non pas pour le défi, mais pour montrer à son entourage son cheminement. «Je ne suis pas quelqu'un de compétitif dans la vie. Je m'étais investi tellement dans la cuisine. Pendant 10 ans, je n'ai presque pas vu personne. J'ai tellement bûché fort. C'était une façon pour moi de montrer à ma grand-mère où j'étais rendu et pourquoi je n'étais pas souvent aux partys de famille...»

Qu'importe la formule de l'émission, la recette demeure la même, selon lui, pour tirer son épingle du jeu : bien écouter les consignes. «C'est la clé. Il faut garder ça simple. Quand on est un jeune cuisinier, on veut souvent trop en faire. Tu risques alors de te retrouver en duel.»

Chose certaine, il n'aurait pas aimé avoir à concocter des moules sauce poulette, comme ç'a été le cas pour les participants cette saison. «Je ne savais pas que ça se cuisinait avec du bouillon de poule...»

«Très impressionné» par le niveau de compétence des participants de la cuvée 2017, Dominic ne cache pas un faible pour Ann-Rika, avec laquelle il a travaillé au Panache de l'Auberge Saint-Antoine (aujourd'hui Chez Muffy). «Je la connais bien. Elle mérite d'être là. Elle a été un peu effacée au début, mais elle a toujours été impeccable. Ç'a toujours été l'fun de travailler avec elle. Elle démontre que les filles ont leur place dans les cuisines.»

L'expérience collective des Chefs! a permis au jeune père de famille de se découvrir un penchant pour la transmission de connaissances. «J'aime le partage. Je vais sûrement finir professeur.»

D'ici là, Dominic a un petit bonhomme de 5 ans qui n'attend que son paternel lui montre les rudiments du métier. «J'ai un nouveau petit chef à la maison. Il est déjà super bon.»

***

Arnaud Marchand

  • Chef au Bistrot Chez Boulay, dans le Vieux-Québec
36 ans | Participation aux Chefs! en 2010

Arnaud Marchand ne sera pas devant son téléviseur lundi soir pour regarder la finale des Chefs! Pas plus qu'il n'écoutera les émissions en reprise. «Ce n'est pas par manque d'intérêt, mais par manque de temps. La télé, c'est devenu très secondaire dans ma vie. C'est plus un meuble dans mon salon...»

À l'entendre décliner son emploi du temps, on peut comprendre. Jeudi, par exemple, le chef du Vieux--Québec était chargé au Parlementaire du dîner officiel donné par le premier ministre Couillard en l'honneur de l'ancien premier ministre français Alain Juppé, de passage. Plus tard, il recevait Chez Boulay la délégation bordelaise qui participe en fin de semaine à l'événement Bordeaux fête le vin, dans le Vieux-Port.

Le lendemain, à la première heure, il allait prendre le CTMA Vacancier à Montréal, en route pour les Îles-de-la-Madeleine. «Samedi, je dois préparer à bord un repas pour 350 personnes.»

Arnaud a participé à la toute première saison des Chefs! en 2010. Il avait terminé deuxième derrière Guillaume Cantin. À l'époque, il travaillait comme chef pour Gestev, à la baie de Beauport. «Personne ne savait à quoi s'attendre. C'était moins compétitif qu'aujourd'hui. On y allait surtout pour vivre une expérience», raconte le jeune homme originaire de la région de Clermont-Ferrand, arrivé au Québec il y a sept ans.

Sa défaite en finale lui a évidemment laissé un goût amer. Il a buté sur la confection d'un dessert, un mascarpone. «J'avais essayé d'en faire un avec un bouillon de thé glacé, mais la glace a fondu...»

De l'émission, outre les «belles soirées» avec ses camarades de fourneaux, il retient surtout sa rencontre déterminante pour son avenir professionnel avec Jean-Luc Boulay, l'un des trois juges de l'émission. «Il y a eu comme un déclic», souligne-t-il en parlant de celui qui allait lancer avec lui, cinq ans plus tard, le Bistrot Chez Boulay, dans le Vieux-Québec. «Nous avons encore beaucoup de projets ensemble.»

***

Les finalistes 2017

  • Ann-Rika Martin, pâtissière au restaurant La Planque, 27 ans, Lévis
Elle a été formée à l'Institut de tourisme et d'hôtellerie du Québec à Montréal.

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  • Romain Abrivard, sous-chef au restaurant M.Mme, 30 ans, Montréal
Formé en France, il vit au Québec depuis 2012.

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  • Laurent Bouchard, cuisinier au restaurant Le Fantôme, 21 ans, Montréal
Il est autodidacte en cuisine.




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