Léa Clermont Dion: sociologie de terrain

Mitsou et Léa Clermont-Dion commencent une deuxième saison... (Moi et Cie)

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Mitsou et Léa Clermont-Dion commencent une deuxième saison à la barre de Mistou et Léa.

Moi et Cie

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Josianne Desloges
Josianne Desloges

Collaboration spéciale

Le Soleil

(Québec) Escorte, libertine, sans domicile fixe, déchétariste, danseuse nue, youtubeuse, toxicomane ou anorexique, les femmes que rencontrent Mitsou et Léa Clermont Dion pour la deuxième saison de leur émission confrontent leurs préjugés et par ricochet, ceux de leurs téléspectatrices - puisque le féminin l'emporte à Moi & Cie.

«On cherche à changer les perceptions. Si les choix d'une femme peuvent nous amener à faire évoluer notre point de vue, sur une question sociale, on va la rencontrer», résume Léa Clermont Dion, déjà en train de plancher sur la troisième saison, alors que la deuxième s'apprête à prendre l'affiche cette semaine.

Pour la candidate au doctorat en sciences politiques à l'Université Laval, la belle saison est consacrée aux tournages, le nez hors des livres. «J'avais un séminaire, l'an dernier, axé sur la sociologie de terrain et c'est vraiment ça qu'on vit avec l'émission. C'est comme un cours 101 de l'humain chaque été», constate-t-elle.

Pour chaque épisode, la caméra se tourne vers deux réalités opposées, mais reliées par un même thème. Les deux histoires s'entrecroisent au montage, «ce qui enrichit nos perceptions». Léa Clermont Dion a notamment suivi une escorte expérimentée, une alcoolique sobre depuis quelques semaines, une dégétariste (qui se nourrit d'aliments encore consommables dans les poubelles) et une actrice porno, également danseuse nue. «Beaucoup de filles de ce milieu ont vécu des choses assez intenses, sont blessées. Ça a été difficile pour moi d'assister à sa danse, parce que je voyais de la souffrance là-dedans. Je ne voulais pas la juger non plus, mais j'étais confrontée comme femme, comme féministe, comme confidente», raconte-t-elle. Mitsou a pour sa part suivi une soeur cloîtrée de 39 ans, une jeune itinérante et une échangiste. «On ne se côtoie pas pendant les tournages, mais on s'en parle ensuite. On a un contact sincère, on fait équipe et on veut que ce soit une bonne émission», note la jeune femme.

L'émission laisse beaucoup de place au témoignage, mais les animatrices tentent de comprendre les choix des femmes. «On établit un lien de confiance, mais on pose les vraies questions, on aborde les tabous. Elles sont en train de vivre quelque chose, sont à un moment intense de leur quête, en remise en question, en train de lutter», précise Léa Clermont Dion. 

Celle-ci mène une double carrière en poursuivant des études supérieures tout en se taillant une place dans le milieu médiatique. «Si j'avais écouté beaucoup de gens, je n'aurais jamais fait ça. Ce n'est pas commun dans le monde universitaire, alors que dans le monde des médias, faire un doctorat paraît surréaliste. Mais pour moi, c'est logique, ça se complète, parce que je veux parler d'enjeux sociaux», indique-t-elle. Elle a écrit La revanche des moches et Les Superbes (avec Marie Hélène Poitras) et prépare un documentaire sur l'antiféminisme en ligne, qui est son sujet de doctorat. 

La deuxième saison de Mitsou et Léa sera diffusée les jeudis à 22h dès le 24 août sur Moi & Cie.




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