Kim Kardashian: un solitaire, de l'or fondu et des éclats de diamant dans la nature

Kim Kardashian a été victime du plus gros braquage... (Archives AP)

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Kim Kardashian a été victime du plus gros braquage d'un particulier depuis 20 ans en France.

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Sophie Deviller
Agence France-Presse
Paris

Le diamant, «tout le monde a eu peur de le vendre» : plus d'un mois après l'arrestation en France des braqueurs de Kim Kardashian, la fameuse bague de la vedette américaine reste introuvable et ses autres bijoux ont été fondus, d'après le cerveau présumé du commando.

La pierre de 18,88 carats, à la pureté presque parfaite, était trop «repérable», a raconté aux enquêteurs Aomar Aït Khedache, chef présumé du commando, dans des auditions dont l'AFP a eu connaissance. Il assure avoir confié le bijou, évalué à près de 4 millions d'euros (5,5 M$ CAN), à une personne dont il n'a pas révélé l'identité.

Dans la nuit du 2 au 3 octobre, cinq braqueurs avaient neutralisé le veilleur de nuit de l'hôtel particulier du centre de Paris où séjournait la vedette de télé-réalité. Deux d'entre eux, masqués et vêtus de blousons siglés police, étaient montés dans l'appartement de Kim Kardashian.

«Il m'a demandé avec un fort accent français ma "ring"» (bague), avait-elle raconté aux policiers juste après le vol. «Ils m'ont attachée (...) puis m'ont portée dans ma salle de bains», avait ajouté la vedette, entendue début février par une juge française à New York.

Les cinq braqueurs, des truands à l'ancienne âgés de 54 à 72 ans, bien connus de la justice, avaient emporté, outre la bague, plusieurs bijoux en diamant et en or. Montant total : neuf millions d'euros (12,5 M$CAN), le plus gros braquage d'un particulier depuis 20 ans en France.

Dans sa fuite, l'un des malfaiteurs, Yunis Abbas, reparti à vélo, avait perdu une croix sertie de diamants, ramassée par une passante quelques heures plus tard.

Hormis ce pendentif, aucune pièce du butin n'a été retrouvée.

Barres d'or et éclats de diamants 

Où sont passés les bijoux en or? Quelqu'un a été chargé de «les faire fondre» et «est revenu avec des barres», a relaté Aomar Aït Khedache, dit «Omar le vieux», dont l'ADN retrouvé sur les lieux avait permis aux enquêteurs de remonter à l'ensemble de l'équipe. «Il devait y avoir huit cents et quelques grammes (d'or), vingt-cinq ou vingt-huit milles» euros à la revente, a-t-il détaillé dans son audition, révélée par le quotidien Le Monde.

Quant aux éclats de diamants, ils ont sans doute également été revendus, d'après une source proche du dossier.

Les investigations se sont rapidement orientées vers Anvers, en Belgique, la capitale de la joaillerie, où l'un des suspects, Marceau Baum-Gartner, alias «Nez râpé», s'est rendu à huit reprises entre le 7 octobre et le 23 décembre, dont deux fois en compagnie d'Aomar Aït Khedache.

«Marceau semble avoir eu des difficultés à écouler le butin lors des premiers voyages et la situation s'est tendue avec "Omar"», explique la source.

La revente devait se faire «sur même pas huit jours, (...) ça fait un mois», s'énerve ainsi le cerveau présumé auprès de l'un de ses complices, le 12 novembre, sans savoir que l'équipe est sur écoutes depuis plusieurs semaines.

Le 5 décembre, Aomar Aït Khedache verse une avance à trois membres de l'équipe. Trois jours plus tard, il accompagne de nouveau Marceau Baum-Gartner à Anvers.

«Dépenses onéreuses»

Pour les enquêteurs, une partie importante du butin a été écoulée lors de ce voyage. À partir de cette date, plusieurs malfrats «effectuent des dépenses onéreuses», notent-ils. Certains achètent des voitures, Marceau Baum-Gartner s'intéresse à un terrain, explique à un agent immobilier disposer d'un budget de 100 000 euros (139 000 $CAN).

Au total, 250 000 euros (347 000 $CAN) seront saisis lors des perquisitions chez plusieurs membres du commando, des espèces qui ne proviennent pas du braquage, assurent-ils.

D'autres ne verront pas la couleur de l'argent : le 9 janvier, l'équipe est interpellée. Dix suspects sont mis en examen, neuf sont écroués. «Omar le Vieux» et Yunis Abbas ont avoué avoir participé aux faits, les huit autres contestent toute participation.




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