Martin Petit: la courbe Woody Allen

Jamais Martin Petit ne croyait écrire un jour... (Philippe Bossé)

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Jamais Martin Petit ne croyait écrire un jour la cinquième saison des Pêcheurs, nés d'un sketch au Festival Juste pour rire, un peu comme la Petite vie est née d'un sketch aux Lundis des AA.

Philippe Bossé

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Josianne Desloges
Josianne Desloges

Collaboration spéciale

Le Soleil

(Québec) Depuis 2010, Martin Petit a coécrit le scénario du film Starbuck et quatre saisons et demie de l'émission Les pêcheurs. Un marathon d'écriture qui équivaut pour lui à pondre deux longs métrages par an et lui donne l'impression d'avoir complété un doctorat en scénarisation.

Passer d'une carrière d'humoriste de scène à celle de scénariste est un chemin emprunté par beaucoup d'humoristes américains. «C'est ma courbe Woody Allen!» illustre Martin Petit, qui a pourtant toujours envie de monter sur les planches. «On reste toujours humoriste. C'est pour ça que j'ai acheté le Bordel Comédie Club [rue Ontario à Montréal], que j'y monte sur scène pour animer et que j'essaie du nouveau matériel.»

Jamais il ne croyait écrire un jour la cinquième saison des Pêcheurs, nés d'un sketch au Festival Juste pour rire, un peu comme la Petite vie est née d'un sketch aux Lundis des AA. «J'avais des idées pour deux saisons, mais là on est rendu à des trucs que je ne croyais pas possibles. Dans la quatrième saison, on est quand même partis à la recherche de Réjean Ducharme dans le bois. On dépasse les premières idées, on creuse le projet», souligne-t-il.

Au gré des invités

S'il peut aller loin dans certains épisodes, c'est toutefois toujours à la mesure de ce que lui permettent ses invités, qu'il puise dans la manne d'humoristes et de personnalités qui gravitent autour de lui. «Contrairement à un sitcom traditionnel où on fait ce qu'on veut avec les personnages et qu'aux fils des digressions, on se retrouve sur la lune, ici, il y a l'impératif d'avoir un atterrissage réussi. Les gens me prêtent leur réputation pendant une demi-heure et je la leur redonne intacte à la fin», explique Martin Petit.

«Il y a eu une mode désespérante en télé où on essayait toujours de sortir les gens de leur zone de confort. Ça me fascinait de voir à quel point on faisait tout pour ne pas mettre la personne en valeur. Les pêcheurs, c'est l'inverse.» Avec Claude Meunier, par exemple, il a privilégié une dynamique de duo et un scénario absurde et intégré Mitsou, Guy Jodoin ou Patrice L'Écuyer dans ses histoires en respectant leurs personnalités.

Les cotes d'écoute des Pêcheurs se maintiennent, elles ont même augmenté - une rareté - au début de la quatrième saison, lorsqu'il a consacré quatre épisodes - là aussi une rareté - à son changement de chalet. «Les seuls signes que le temps passe, ce sont les apparitions de mes enfants, qui grandissent de six pouces à chaque année», note-t-il.

Lorsqu'on lui demande ce qu'on peut lui souhaiter pour la suite, il répond: «Du beau temps! C'est le seul facteur que je ne contrôle pas. L'été dernier, on n'a eu qu'une semaine de pluie et j'appréhende le retour de balancier. Je n'ai aucune situation qui se passe en dedans ou à la pluie battante.»

Les pêcheurs sont diffusés le mercredi à 21h sur ICI Radio-Canada télé.

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