30 vies s'incline à New York

Une partie de l'équipe de la série télévisée... (AFP, Neilson Barnard)

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Une partie de l'équipe de la série télévisée québécoise 30 vies, Michel Trudeau, Fabienne Larouche et Émile Proulx-Cloutier, représentait le Québec pour une troisième année aux International Emmy Awards.

AFP, Neilson Barnard

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(New York) CHRONIQUE / Décidément, le Brésil est trop fort. Comme depuis 2012, c'est encore une série de ce pays qui l'a emporté dans la catégorie Telenovela aux International Emmy Awards, lundi soir à New York. Pas de chance pour 30 vies, mal logée aux côtés de séries à l'eau de rose. La version anglaise de 19-2 a aussi dû s'incliner devant une oeuvre allemande à cette soirée où il fut beaucoup question de Donald Trump. Et pas en des termes gentils.

«On est tenaces et persévérants», a lancé Fabienne Larouche après la cérémonie. L'auteure et productrice rappelle tout de même que 30 vies était là pour la troisième année, alors que les Brésiliens ont beaucoup plus de moyens pour produire leurs séries. Verdades Secretas (Hidden Truths), qui l'a emporté, porte sur la déchéance d'un mannequin et provient de Globo TV, reconnue pour ses mégaproductions.

Émile Proulx-Cloutier, qui tenait la vedette de la saison de 30 vies en nomination, se réjouit de voir d'autres petites nations comme le Danemark réussir à percer. À leur exemple, «n'essayons pas d'imiter les autres et donnons-nous les moyens d'être 200 % nous-mêmes», m'a-t-il confié en marge de la soirée, arborant le crâne rasé et la barbe pour son rôle dans le premier long métrage de Jean-François Asselin. District 31 risque d'atterrir dans la même catégorie l'an prochain, puisque Fabienne Larouche promet de la mettre en candidature avec la dernière saison de 30 vies.

Coproducteur de la version anglaise de 19-2, Jocelyn Deschênes s'est dit déçu de la défaite, mais fier et pas surpris. La rumeur était bonne depuis quelques jours autour de Deutschland 83, l'oeuvre sur un jeune Allemand de l'Est envoyé à l'ouest comme espion, que le jury a préféré à l'épisode de la tuerie, réalisé par Podz, présent dans la salle avec Louis Choquette, autre réalisateur de la série.

La version anglophone de 19-2 était également en... (fournie par Bravo) - image 2.0

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La version anglophone de 19-2 était également en nomination lors de la soirée. Le coproducteur de la série, Jocelyn Deschênes, s'est dit déçu de la défaite, mais fier et pas surpris.

fournie par Bravo

L'acteur Alan Cumming, vedette d'Une femme exemplaire (The Good Wife), s'est montré cinglant à l'animation, envoyant de nombreuses flèches au nouveau président élu. La soirée se tenait d'ailleurs au Hilton Midtown Hotel, là même où Donald Trump a tenu son rassemblement le soir de son élection. Une victoire qui fait paraître le Brexit comme un élément positif, a ironisé l'acteur britannique, ajoutant qu'il fallait chasser l'air d'ignorance et de fanatisme qui flottait dans cette salle. Le gala n'était pas télévisé, Cumming pouvait s'en permettre.

Tony Goldwyn, le président de la série Scandale, a présenté l'hommage à la productrice prolifique Shonda Rhimes, qui a parlé du pouvoir de la télévision et de la proximité qu'elle sait installer avec le public. «Trois cents millions de téléspectateurs, 67 pays», a-t-elle répété. Mais la créatrice de Dre Grey, leçons d'anatomie et de How to Get Away With Murder? a aussi évoqué les minorités qui ont peur que leurs voix ne soient plus entendues. «Ce soir, on a vu que la télé est un médium de changement et d'évolution partout sur la planète», a résumé le directeur des dramatiques à Radio-Canada, André Béraud, qui accompagnait l'équipe de 30 vies.

Plusieurs vedettes de la télé ont défilé sur scène, dont Damian Lewis, le Brody de Homeland, Birgitte Hjort Sorensen, la journaliste de Borgen, et Nick Sandow, le directeur salaud de la prison d'Orange is the New Black, qui a blagué sur le fait que Donald Trump voulait faire appel à ses services pour améliorer le système carcéral aux États-Unis. Par contre, Dustin Hoffman, sacré meilleur acteur pour son rôle dans le téléfilm britannique Roald Dahl's Esio Trot, a brillé par son absence.

Parmi les autres catégories, Hoff the Record, avec David Hasselhoff en has-been qui tente de relancer sa carrière, a remporté le prix de la meilleure comédie, coiffant la série française Dix pour cent, rebaptisée Appelez mon agent sur ICI ARTV. Une autre oeuvre produite au Québec et présentée à CBC, Interrupt This Program, était nommée dans la catégorie Arts Programming, mais a aussi dû s'incliner.

La télé québécoise fait son petit bonhomme de chemin à l'international. De telles nominations ne sont pas négligeables et montrent l'intérêt porté à ce qu'on fait chez nous. Un jour, ce sera notre tour.

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